Jeudi 31 mai 2012
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08:00
C'est la première fois que je lis un roman japonais et je serais bien en peine de dire s'il est représentatif de la littérature du pays du soleil levant ... Pourtant, je le soupçonne de l'être
jusqu'à un certain point, tant il est zen, élégant et gracieux, c'est à dire comme ma vision de l'art japonais.
Le personnel central, qui est aussi le narrateur, et sa femme emmènage dans l'un des pavillons d'une ancienne demeure japonaise d'un quartier calme de Tokyo. Celle-ci est agrémentée
d'un reposant et mystérieux jardin dans lequel se faufile le chat Chibi. Dans ce havre de paix, le couple goûte sa compagnie jour après jour et s'attache à lui ...
C'est le récit contemplatif, poétique, peu narratif, d'une maison, d'un jardin et des êtres qui s'y côtoient. Le chat ne vient pas du ciel, et encore moins de l'espace. Il est, on ne
peut plus, normal. C'est ce qui donne ce roman à la lecture rapide et agréable, un charme indéniable. Le revers de la médaille est, pour ma part, que c'est un bouquin peu passionnant.
Quelques événements un peu moins ordinaires auraient rajouté un peu de piquant à ce roman. A lire dans un jardin une jolie après-midi d'été.
Ce que j'ai préféré : la libellule qui boit au jet d'eau
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Par Marcozeblog
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Dimanche 27 mai 2012
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08:00
J'étais crevé ce vendredi soir à 22h30 lorsque j'ai découvert 'Dark shadows'. Clairement, je n'ai pas saisi toute la quintescence du film de Tim Burton. Je lui mets tout de même
une note correcte car je pense qu'il la vaut malgré mes "piquages" de nez en règle pendant la séance... Tim Burton revient avec du Tim Burton forcément, une histoire de vampire enterré
vivant depuis deux siècles qui réintègre son manoir en 1972. Ses descendants y vivent toujours et la sorcière qui l'avait transformé en vampire, est toujours là qui rode ...
Je définirais 'Dark shadows' de comédie loufoque. Elle concentre une bonne dose d'humour décalé. Le réalisateur se moque à sa manière du genre des films à vampires (et de loup-garous)
et place son film dans le contexte nostalgique des années 70, très en vogue en ce moment. L'ambiance et le visuel burtoniens sont inattaquables. Par contre, de mon point de vue,
le scénario décousu qui réunit une somme de personnages secondaires inaboutis, pêche pas un excès d'idées. Je n'ai pas non plus adoré l'interprétation. Johnny Depp
n'est pas créatif et Eva Green n'est pas dans son élément (je la préfère en femme ambigüe et mystérieuse). J'ai préféré Michelle Pfeiffer et surtout l'inégalable Helena Bonham
Carter qui a l'honneur de l'excellent dernier plan. 6/10
Ce que j'ai préféré : La scène de sexe, on ne peut plus, acrobatique
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Jeudi 24 mai 2012
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08:00
Voici à nouveau un film pour lequel on se déplace en pensant aller voir une comédie et on se retrouve à visionner, même si certaines situations font sourire, en plein centre d'un drame
familial dans une comédie dramatique ... comme on dit en France. A mon plus grand plaisir, en fait, car toute la planète web (au minimum) sait que le cinéma intimiste français est mon genre
favori.
Alors ici, forcément, c'est une formidable surprise. Au plaisir immense de voir réunies trois actrices comme Josiane Balasko, Mathilde Seignier et Marina Foïs, s'ajoute un scénario assez
surprenant : deux soeurs, dans leur quarantaine, retiennent prisonnière leur mère acariâtre qui ne leur a jamais donné aucun signe d'affection. Leur objectif est de lui faire
sortir ce qu'elle a dans le coeur, ou du moins la forcer à leur donner une explication à son comportement non maternel.
Malgré son aspect explosif sur le papier, le traitement du sujet est assez minimaliste, pas de dérapage incontrôlé, ni de scène excessivement ubuesque. Et pour moi, c'est
pour le mieux. La mise en scène sobre laisse toute la place à l'émotion et à l'interprétation. Ma préférence va naturellement à Foïs, qui est l'une de mes comédiennes favorites. Son pêtage
de plomb avec la carabine est jouissif. Seignier, en jeune femme pour une fois pas fofolle, se débrouille très bien et Balasko est impériale. Je vous le conseille. 8/10

Ce que j'ai préféré : le moment fort lorsque les soeurs s'étreignent après avoir été rejetées par leur mère
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Dimanche 20 mai 2012
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21:00
J'étais curieux de lire un roman de Michel Houellebecq, un écrivain à la réputation controversée pour certaines de ses positions non politiquement correctes. Simple curiosité en effet, car la
quatrième de couverture ne me faisait pas spécialement envie. Elle nous met sur la voie de l'histoire en citant les moments forts du parcours du personnage central Jed Martin, un artiste
contemporain qui devient célèbre suite à son exposition de photographie nommée 'La carte et le territoire'.
Visiblement, je suis tombé sur une version soft de la littérature de Houellebecq. Il n'y a dans ce roman rien de glauque ni de de subversif comme, j'ai cru comprendre, dans certains de
ces autres bouquins. Ici, la lecture est aisée, pas du tout désagréable, peu enclin au scandale. Pour ma part, c'est juste l'intrigue elle-même qui n'est pas digne de ce nom. Le récit de la
vie de Jed Martin et de ses rencontres n'est pas très intéressant. Les différentes parties du roman, représentant les différentes étapes personnelles et artistiques de Jed sont en quelques
sortes déconnectées les unes des autres, ce qui m'a laissé une impression d'un manque total de continuité du récit. Dans ce cas, si le but n'est pas de retenir le lecture pour la force du
récit, quel est l'intérêt de raconter cette histoire, si ce n'est que pour avoir un perpétuel prétexte à digressions sur un tas de sujets (l'architecture, les chiens ...). C'est souvent
intéressant mais le moins que l'on puisse dire, c'est que celles-ci cassent le rythme.
Le truc marrant du roman est que l'auteur se met en scène lui-même sous un angle assez peu flatteur, bien que plutôt attachant. Il raconte même sa fin, qui survient d'une manière assez
particulière.
Ce que j'ai préféré :
sa vision fantasmée, assez optimiste, de la France de demain
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Mercredi 16 mai 2012
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08:00
J'aime énormément le cinéma britannique qui nous montre souvent combien la misère psychologique et sociale peut sévir dans les quartiers défavorisés des grandes villes. Et dans le
genre misère psychologique, 'Tyrannosaur ' se place en bon champion du monde. Joseph trimballe son désespoir et sa violence dans les rues et les bars de Glasgow. Un jour où la pression
est à son comble, il se réfugie dans le magasin d'Hannah, une femme très croyante qui va le réconforter mais qui va se révéler avoir aussi ses propres problèmes.
Ames sensibles s'abstenir, 'Tyrannosaur' est physiquement et surtout psychologiquement violent. C'est un film lourd, d'une noirceur impitoyable. Sans artifice, il est totalement porté par les
épaules de deux acteurs juste incroyables de douleur et de justesse : Peter Mullan et Olivia Coleman. C'est dur, ça prend à la gorge mais c'est beau.


Ce que j'ai préféré : la scène finale, porteuse d'espoir
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Par Marcozeblog
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Dimanche 13 mai 2012
7
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08:00
J'avais déjà crié mon amour pour Camille et sa musique après
son concert de décembre au
Café de la Danse. Je ne peux que réitérer cette fois-ci tant je trouve que cette artiste a un talent pur à couper le souffle. Alors, c'est vrai que l'effet de surprise de la
découverte de son nouveau spectacle en moins et mon titre préféré du Café de la Danse ('Baby Carni Bird') cruellement passé à la trappe, je suis sorti du Trianon un peu moins sonné.
Mais pourtant, quel énorme plaisir d'écouter et regarder ce personnage décalé de la chanson !!
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Par Marcozeblog
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Mercredi 9 mai 2012
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08:00
Parfois, je prends beaucoup de plaisir à visionner des films de super-héros (Spiderman, X-men), mais là pas trop ... Il s'agit bien-sûr d'une adaptation du comic de Marvel 'The avengers'
(autrement dit 'Les vengeurs') qui réunit dans la même intrigue des héros comme Captain America, Thor, Hulk et Iron Man, entre autres. Cette fois-ci, le frère de Thor débarque sur Terre pour
s'emparer de la planète (ou la détruire, je sais plus
). Nos vengeurs s'allient pour sauver le monde. Le problème
est qu'ils ne s'entendent pas forcément comme larrons en foire ...
Souvent transporté par ce genre de film, car justement j'en vois peu et que je me laisse surprendre, je suis ressorti déçu. Le scénario n'a rien d'original à part la réunion de toutes ces
personnalités de Marvel. Le début est très bavard ; si on est pas versé dans le sujet, on est vite perdu. Et la fin n'est qu'une longue bataille saturée d'effets spéciaux très
impressionnants mais qui m'a laissé une sensation de trop plein. Et puis, tous ces super-héros aux mines graves qui ont, il est vrai, l'avenir de la planète entre les mains
... Heureusement qu'Iron Man est là pour détendre l'atmosphère. Ce n'est pas le cas de Captain America qui prend son rôle très au sérieux. Mais bon, qu'importe ! Les fans de cet autre monde
vont y trouver leur compte. 4/10
Ce que j'ai préféré : le charisme de Thor et sa manière de se battre avec sa massue
Publié dans : Sur la toile
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Par Marcozeblog
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Cancans ...