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Sur la toile

Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 11:24

 

Ca y est, j'entame le festival d'hiver. Vais-je arriver à tout voir ? La sélection est importante cette fois-ci. En tout cas, le premier de la liste 'Take shelter' m'a beaucoup plu. C'est un film au suspense total. Je ne sais pas encore comment les autres spectateurs l'auront ressenti mais pendant tout le film (sauf la dernière scène), j'ai ignoré si je me trouvais dans un drame psychologique ou un film fantastique. Il faut dire que je ne lis jamais la presse cinématographique, me contentant des bandes-annonces pour me donner envie (ou non) de voir un film.

 

Curtis vit dans le Middle West américain, région hautement sujette aux tornades. Il se met à faire des cauchemars traumatisants qui lui font pressentir la survenance imminente d'une tempête hors du commun. Comment doit-il agir pour protéger sa femme et sa fille ? Il va se concentrer sur l'agrandissement de l'abri à tornades présent dans leur jardin. Michael Shannon est génial en homme totalement perturbé, un peu ours mais d'une gentillesse palpable. Sa paranoïa, justifiée ou non, va monter en puissance. Son épouse, interprétée par la jolie Jessica Chastain, va gérer au mieux les comportements incontrôlables de son mari. Une belle réalisation pleine de tension et suspense malgré son rythme lent (ce qui n'est pas un défaut pour moi). 7/10CanardCanard

 

Mon moment préféré : la scène lorsqu'ils sont enfermés dans l'abri. On se demande avec effroi si le mari ne va pas devenir un danger direct pour sa femme et sa fille

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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 08:00

 

La délicatesse

 

Le dernier film que j'ai pu voir en 2011 est 'La délicatesse' avec la délicate et trop rare Audrey Tautou. Elle y interprète Nathalie, une jeune femme fauchée dans son bonheur par le décès prématuré de son mari. S'ensuit une simple et belle histoire de reconstruction affective grâce à son attachement naissant que tous, sauf elle, trouve improbable avec Markus (impeccable François Damiens), un collègue qui a priori n'est pas fait pour elle. Lui même n'y croit pas.  Il est atypique, n'est pas beau, ni spécialement brillant, mais a une gaucherie sympathique, de l'humour et surtout beaucoup de délicatesse. Nathalie a un élan naturel et spontané pour lui. Dommage que le film n'explique pas mieux la scène du baiser. Pour moi, c'est une sorte de défi qu'elle se lance à elle-même, même inconsciemment, suite à une sorte de coup de foudre. Quand  Markus lui demande pourquoi elle l'a embrassé, ingénue, elle conteste le baiser sans le nier.

 

Une jolie bande originale (Emilie Simon), une atmosphère assez légère malgré l'émotion pesante du propos, des petites idées scénaristiques pour passer d'une scène à l'autre, le charme des acteurs, etc ... Tout concourt à faire de ce petit film une réussite. Je suis sorti de la salle sous le charme. 8/10Canard CanardCanard

 

Mon moment préféré : en boîte de nuit, Nathalie danse, sa meilleure amie pleure ... 

 

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Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 08:00

  

Cette semaine, j'ai osé dire en société que j'avais davantage ri durant la projection de 'Hollywoo' que pour celle de 'Intouchables'. Que n'avais-je pas dit !!?  Loin de moi l'idée d'attaquer le nouvel objet de culte du cinéma français qui m'a plus touché que fait rire (Et oui, je ne suis pas fait comme tout le monde !), mais l'humour déconnant, évidemment pas toujours très fin, d'une comédie française portée par Florence Foresti est très efficace sur mes zygomatiques. Il faut dire que rien que de voir l'humoriste à l'écran, elle me fait déjà sourire. Et là, on la retrouve bien, fidèle à elle-même comme dans ses sketches ou sur les plateaux de télévision. Alors quand Jamel Debbouze participe à l'aventure, c'est la cerise sur le gâteau ... Pourtant, il tient finalement un rôle relativement secondaire tant Foresti tient le haut du pavé du début à la fin. Elle campe une comédienne qui gagne sa vie en doublant une actrice américaine dans une série à succès. Cette dernière voulant abandonner la série, sa doublure débarque à Hollywood pour la faire changer d'avis.

 

Le film, bien frenchy, capitalise sur le glamour hollywoodien et un décalage bon enfant France-USA. Je suis très client du franglais caricatural largement utilisé par Foresti et Debbouze dans le film ("What are you doing today ? Nothing, maquilling"). La fin, elle, joue avec beaucoup de second degré sur les ressorts de la comédie romantique à l'américaine. Les critiques ne sont pas très bonnes, mais moi ça m'a plu. 7/10CanardCanard

 

Mon moment préféré : La musique de Diam's qui adoucit les moeurs ...

 

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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 10:04

 

J'ai terminé mon festival d'automne hier, le jour même de la sortie du dernier film de David Cronenberg. Je ne connais pas très bien l'oeuvre du réalisateur canadien mais 'La mouche' et 'A history of violence' sont deux films qui m'ont marqué. Avec 'A dangerous method', il réalise un film plutôt sage, en tout cas moins violent ou fantastique que d'habitude car il s'agit d'un film d'époque (début 20ème siècle) relatant la rivalité entre les psychanalystes Sigmund Freud (Viggo Mortensen) et Carl Jung (Michael Fassbender). En jeu, entre autres, une patiente troublante (Keira Knightley) qui va devenir la maîtresse du professeur Jung.

 

Le film est donc sage et sans grande surprise, même si les désordres sexuels qui ressortent de la psychanalyse de la jeune femme sont surprenants . Les images sont belles et les deux acteurs masculins sont royaux d'élégance (si je ne savais pas que Viggo Mortensen était dans le film, je ne l'aurais pas reconnu). J'ai eu un peu plus de mal avec Keira Knightley mais elle s'en sort bien tout de même. C'est un film propre et esthétique sur un sujet de l'histoire de la psychanalyse qui m'a beaucoup intéressé (même si je n'ai pas tout pigé aux joutes verbales entre Jung et Freud), mais pour autant, il ne m'a pas excessivement passionné. 6/10CanardCanard

 

Mon moment préféré : l'interprétation des rêves

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Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 00:01

 

Camille, lycéenne de 16 ans à Lorient, tombe enceinte. Après un moment de désarroi, ses copines et elle vont échafauder un plan pour échapper à leur ennui et tenter d'échapper au destin de leurs parents qu'elles trouvent pathétique : tomber toutes enceintes et élever leurs enfants ensemble sans l'aide de personne. S'ensuit un effet boule de neige dans l'ensemble du lycée. Voilà l'idée de départ séduisante de '17 filles', surtout quand on sait que le scénario a été inspiré par une histoire similaire survenue aux Etats-Unis en 2008.

 

Loin d'être désagréable non plus, le film ne m'a pas emballé plus que cela. La première raison, il me semble, est que le processus d'identification est impossible. Comment avoir de l'empathie pour ces jeunes filles immatures et à ce point à côté de la plaque pour penser que leur vie va trouver un sens en donnant la vie si jeune ? Pourtant le film a cela d'intéressant qu'il illustre parfaitement les élans de la jeunesse et aussi l'ennui que l'on peut ressentir dans une petite ville où, comme les ados l'expriment elles-mêmes, pour aller au cinéma il faut prendre le bus jusqu'à la zone industrielle. Il s'agit d'un premier film et je l'ai trouvé plutôt bien ficelé. L'interprétation m'a posé plus de problèmes. Aucun des acteurs ne crève vraiment l'écran, à commencer par les adolescentes et même Louise Grinberg qui joue Camille, le personnage central de l'histoire. 5/10Canard

 

Mon moment préféré : lorsque l'une d'elles tarife les services reproducteurs d'un de ses camarades

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Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 13:37

 

Shame

 

Le teaser fait la promotion de 'Shame' en le présentant comme une oeuvre hypnotisante et je trouve que l'adjectif est plutôt bien trouvé pour ce film qui nous plonge dans les plus sombres méandres de la vie de Brandon, un trentenaire new-yorkais totalement dépendant au sexe. Son quotidien est rythmé par la recherche de partenaires ou tout du moins par l'assouvissement de ses pulsions qu'il peut, on le comprend vite, difficilement réfréner. Il faut dire, à sa décharge, que le pauvre a un physique avantageux (dont on ne loupe rien) et toutes les femmes succombent.

 

On assiste à sa descente aux enfers. Son addiction le rend égoïste. Il est incapable de créer des relations normales avec les femmes, comme avec sa soeur aussi paumée que lui. Les coins sombres de New York, le blanc froid des appartements, la musique classique, rock, jazz pleine de lyrisme  ... Tout concourt à créer une atmosphère de spleen qui met en valeur le mal-être, la misère affective de cet homme qui a perdu une part de sa liberté. Dans le film, le sexe omniprésent est plutôt frontal et explicite. Nous sommes perpétuellement dans l'intimité du personnage avec impudeur. J'ai pourtant trouvé que c'était fait de manière esthétique et sans vulgarité malgré la crudité du propos et des images. Un film édifiant et fascinant. CanardCanardCanard8/10

 

Mon moment préféré : le long plan séquence du tête-à-tête au restaurant avec sa collègue de bureau. Le gêne de la conversation qui a du mal à s'installer ...

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Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 08:00

 

Carnage 

 

Assister à ce "Carnage" a été un vrai plaisir ! Suite à une altercation violente entre deux gamins, leurs parents se réunissent chez l'un des deux couples afin d'arrondir les angles et régler les problèmes d'assurance. Les règles de la vie en société incluant l'auto-critique, la retenue et la politesse laisse assez rapidement place à un quasi pugilat en huis clos. Unités de temps, de lieu et d'action, donc, pour un scénario adapté d'une pièce de Yasmina Reza (qui a co-écrit le scénario avec Polanski).

 

Les points forts du film sont bien sûr les dialogues, fins et incisifs, et la distribution d'acteurs. Les quatre vedettes à l'honneur sont parfaites : Kate Winslet, Jodie Foster, Christoph Waltz et John C Reilly. Aucun d'eux n'est supérieur ou inférieur aux autres mais j'avoue avoir été sensible au couple Winslet-Waltz dont j'aime beaucoup le jeu. Le film est court (1h20) mais c'est suffisant car le film a un bon rythme et le débit de paroles est rapide. Je suis resté pendu aux lèvres des personnages en prenant un grand plaisir à les voir s'envoyer des vacheries au visage. La réalisation est simple, en rien innovante, mais tellement efficace si on aime le genre et qu'on est pas "claustro". CanardCanardCanard8/10

 

Mon moment préféré : le moment où la scission entre couples bascule vers une rivalité hommes-femmes

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