Mardi 22 novembre 2011
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12:30
Tom, un romancier américain, arrive à Paris pour revoir sa fille de six ans qui lui a été enlevée par son ex-femme et la justice. Dépouillé de ses bagages, il échoue dans un hôtel miteux de la
périphérie ...
Il faut vraiment que j'arrête d'aller voir les adaptations cinématographiques des bouquins que j'ai lus. Le roman du même nom de Douglas Kennedy est parmi ceux que j'ai le moins aimé de cet
écrivain américain. Mais Kennedy a le mérite d'avoir créé un personnage et une histoire plus complexe que ce qui ressort du scénario édulcoré qui relève de l'adaptation libre. Dans le film,
l'histoire est en partie modifiée, une foule de détails ne sont pas expliqués, ce qui fait que je me suis vraiment demandé comment un spectateur lambda pouvait percevoir cette fin assez
bizarroïde. Le problème est bien sûr que je ne suis pas objectif sur ce coup-là.
Pourtant, sur la forme, le film est très bien. Les images et le cadrage sont réussis, même si les images d'insectes sensés créer une atmosphère oppressante à ce qui est finalement un thriller
psychologique, étaient à mon avis de trop. Et puis surtout, il y a l'excellent et omniprésent Ethan Hawke qui porte le film en plus de porter toute la misère du monde sur ses
épaules de père mis à l'écart. En face de lui, Kristin Scott Thomas est malheureusement peu présente à l'image. C'est dommage. 5/10
Mon moment préféré : le personnage de Tom, ses lunettes, son accent ...
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Samedi 19 novembre 2011
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16:31
Je crois, sans me tromper, que Philippe Lioret est mon réalisateur français actuel préféré. Je sors bouleversé de chacun de ses films. Il est pour moi un digne descendant de Claude Sautet, le roi
du cinéma intimiste comme je l'aime. Dans 'Toutes nos envies', Claire apprend qu'elle est atteinte d'un cancer incurable. Plutôt que de tenter de ralentir la maladie en se soignant, elle décide
de se battre pour la maman de la petite copine de sa fille qui est en procédure de surendettement. Elle rencontre Stéphane (Vincent Lindon), juge comme elle, qui va l'aider ...
Comme d'habitude, le réalisateur nous livre un film intelligent, tout en finesse et en justesse. La mise en scène est sobre et sans pathos, ce qui ne m'a pas empêché d'être énormément touché
par cette histoire poignante, interprétée parfaitement par Marie Gillain, Vincent Lindon et Yannick Renier, entre autres. Au drame personnel de Claire, à laquelle on s'attache dès la
première seconde, est intelligemment et habilement combiné une satire de notre société de consommation et des abus de la part de sociétés de crédit vis à vis des gens sans moyens. J'ai beau
chercher, je ne vois aucun défaut à ce film. 8/10


Mon moment préféré : la scène finale, tout en pudeur et émotion
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Jeudi 17 novembre 2011
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08:00
Anne Fontaine et Isabelle Huppert sont "bankable" car leur seule présence au générique m'a fait me bouger en salle pour voir une comédie rabachée sur les rapports entre personnes diamétralement
opposées et qui vont forcément tomber dans les bras l'un de l'autre. Et là, c'est difficile de faire mieux (ou pire). Une bourgeoise froide et arrogante, à la tête d'une fondation d'art
contemporain (Isabelle Huppert), voit sa vie envahie par un chômeur quasiment à la rue et aux manières vulgaires (Benoît Poelvoorde). Son mari gentil, soumis et carrément
mou (André Dussollier) va, de son côté, être attiré par une jeune femme adepte des arbres et de la nourriture bio.
Une fois l'information intégrée qu'il s'agit bien d'une comédie où les personnages sont caricaturaux, on peut alors se détendre et regarder avec plaisir ce film
maîtrisé qui a un certain rythme. C'est surtout vrai dans la première partie du film. Ensuite, l'intrigue s'enlise un peu dans une histoire du style "Je t'aime, moi non plus" qui fait qu'on croit
relativement peu à cette attirance peu ordinaire. Et ceci, malgré le fait que le couple vedette a clairement un charme qu'Anne Fontaine exploite à fond. Le tout reste
sympathique.
6/10
Mon moment préféré : le "car wash" du demi-frère en Belgique
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Lundi 14 novembre 2011
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12:00
Une jeune femme, en déplacement à Macao, entre notamment en contact avec un Japonais et une Ukrainienne. Au retour après une escale à Chicago, elle est prise de fièvre et meurt
brutalement, la bave aux lèvres, chez elle à Minneapolis. Il n'en faut pas plus au patient zéro pour commencer à répandre un nouveau virus hautement contagieux dans le monde entier.
Steven Soderbergh veut nous raconter cliniquement, par le menu, le développement de cette dramatique contagion, et nous décrire sociologiquement les différents types de
comportements chez l'être humain face à cette situation. Le virus n'est pas que celui auquel on croit. Soderbergh nous fait une démonstration de haute volée avec un film de grande qualité, sans
aucun doute. Assez noir et carrément anxiogène, il s'agit d'un portrait réaliste de notre planète. Cela peut arriver en vrai ainsi, ou même en pire ...
Pas forcément habitué à son cinéma, j'ai attendu les retournements de situations propres à la dramaturgie hollywoodienne. Rien de tout ça. En y réfléchissant, ce n'est pas plus
mal mais j'avoue avoir été sur le moment frustré d'avoir un scénario si linéaire avec des grandes vedettes sous-exploitées. Quel luxe de pouvoir aligner Matt Damon, Jude Law, Kate
Winslet, Marion Cotillard, Gwyneth Paltrow et Laurence Fisburne et d'en faire mourir certains au bout de quelques minutes. Un film passionnant à défaut d'être divertissant. 6/10
Mon moment préféré : Les scènes avec Kate Winslet. Que voulez-vous, je l'aime
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Mercredi 9 novembre 2011
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13:25
En visionnant la bande annonce avant sa sortie, je n'ai pas du tout pensé que 'Intouchables' pourrait obtenir le succès qu'il est en train de connaitre, que je me casserais le nez à
plusieurs reprises sur des séances complètes plus d'une heure avant leur début, et que j'en entendrais partout parler de façon si dithyrambique. Le sujet me semblait écrit d'avance
et archi-revu même si le couple milliardaire tétraplégique-jeune de banlieue était inédit. Alors bien sûr, j'ai fait comme presque tout le monde, j'ai insisté pour trouvé une séance qui voulait
bien de moi.
Résultat : une bonne comédie qui ne mérite pas son succès pour sa seule valeur intrinsèque mais qui a le mérite de provoquer l'adhésion d'un maximum du public. Le film est bourré d'un humour
efficace qui joue sur la différence entre les deux milieux sociaux. La preuve en est que les gens étaient morts de rire, moi ... moins. Il joue aussi sur la corde sensible des sentiments et ça
touche forcément quand on sait que le scénario est inspiré d'une histoire vraie. C'est plein d'humanité et de solidarité, et cela fait du bien par les temps qui courent. Omar Sy a tendance a en
faire des caisses avec ses vannes en rafale, mais il faut bien avouer qu'il excelle dans son personnage de jeune homme agaçant et attachant en total décalage avec un François Cluzet au talent qui
se confirme d'années en années. En définitive, ce succès fait bien plaisir.
7/10
Mon moment préféré : la scène finale quand j'ai chialé
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Samedi 5 novembre 2011
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08:00
Le cinéma français est à la fête en cet automne 2011. 'Polisse' est à nouveau une belle surprise, surtout pour moi qui avait goûté assez moyennement 'Le bal des actrices' de la même réalisatrice. Mais ici, rien à redire car 'Polisse' est une oeuvre brillante
étonnamment dure, émouvante et drôle tout à la fois.
On y suit une Brigade de la Protection des Mineurs (BPM) de Paris un peu à la manière d'un documentaire comme sait bien le faire Maïwenn. Les acteurs principaux, dont Karin Viard, Marina Foïs,
Joeystarr, Nicolas Duvauchelle et Frédéric Pierrot, sont assez peu dirigés, presque plus vrais que nature dans la peau de leurs personnages sans concession. Le passage de
leur vie privée aux cas rencontrés d'abus sur mineurs, en passant par les relations avec leurs collègues, se fait très bien avec une vraie cohérence et surtout une grande force. Parmi les
scènes marquantes, il y a celle de Joeystarr qui console le petit garçon abandonné par sa maman et celle de la confrontation de la policière d'origine algérienne avec un maghrébin qui veut
marier sa fille de force. On est tellement dans le sujet qu'on en oublie les défauts de réalisation. Pour une fois, le fonds l'emporte sur la forme. 8/10
Mon moment préféré : La scène d'anthologie, extrêmement drôle, de la jeune fille qui a voulu récupéré son portable
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Jeudi 3 novembre 2011
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08:00
'Le skylab' a été une sorte de choc pour moi. L'été 1979, j'avais huit ans et donc le moins que l'on puisse dire c'est qu'il m'a parlé. Julie Delpy n'a pas uniquement raconté un
week-end en famille dans la campagne bretonne, elle a génialement reconstitué l'époque, ses habitudes (Elle nous rappelle par exemple, qu'il faut 6 heures de train pour faire Paris-Saint Malo),
les réunions de famille à l'ambiance décomplexée, le contexte en terme d'actualités, le vocabulaire, les jeux d'enfants, et cela sans parler bien sûr des objets, des voitures, des vêtements ...
Bref, des souvenirs, une atmosphère, des odeurs qui étaient enfouis en moi et qui ont ressurgi de manière inattendue. Il est évident que Julie Delpy a puisé dans sa propre enfance pour écrire et
réaliser ce long métrage.
L'autre force du film est son ton un peu "barré". Les dialogues et les situations sont très bien écrits, très drôles, voire féroces. Cela part souvent "en cacahuète" pour mon plus grand
plaisir. Il y a aussi ces plan-séquences que certains trouveraient trop longs mais qui permettent au film de photographier cette période relativement insouciante. J'ai
totalement adhéré, à part peut-être l'épisode du tonton militaire qui pête un plomb. Je suppose que la réalisatrice a voulu ajouter un épiphénomène sérieux à cette fable bucolique et
nostalgique, qui forcément me parle moins.
Cerise sur le gâteau, la morale de l'histoire, exprimée par le personnage de Karin Viard, nous montre que nous avons effectivement changé d'époque. Peut-être sommes nous plus
individualistes et moins spontanés qu'à l'époque. 8/10

Mon moment préféré : L'histoire hilarante de la dorade et de la reine des sirènes
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Par Marcozeblog
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Cancans ...