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Je ne m'attendais vraiment pas à avoir un tel coup de coeur pour le film de Mélanie Laurent. Elle est la jeune surdouée du moment et cela en énerve certains, mais c'est leur problème. Son premier film est, en ce qui me concerne, un coup de maître. 'Les adoptés' traite d'un sujet surexploité du cinéma actuel, celui de l'accident ou de la maladie qui sépare les êtres. En l'occurrence, il arrive malheur à Marine (Marie Denarnaud), une jeune femme qui va laisser derrière elle un petit ami fou amoureux (Denis Ménochet), une soeur fusionnelle (Mélanie Laurent), une mère attentive (Clémentine Célarié), un neveu qui l'adore (Théodore Maquet-Foucher) et une collègue au mauvais caractère (Audrey Lamy).
Ce qui fait toute la différence dans 'Les adoptés', c'est la mise en scène inventive, les bonnes trouvailles visuelles, les dialogues à la fois banals et originaux qui font que ce film est très
différent des autres. J'ai vécu et savouré chaque scène et chaque plan comme une expérience de bon goût au service des acteurs et de l'histoire. Il y a des moments durs, des grands
sourires, de beaux moments de charme et de naïveté. C'est d'autant plus méritoire qu'il s'agit d'un premier film. Le casting est idéal et ça m'a fait plaisir de voir pour la première fois Denis
Ménochet dans un quasi premier rôle.
9/10
Mon moment préféré : les instants charmants entre Lisa (M.Laurent) et son petit garçon
J'avais eu de bons échos sur eux, qu'ils étaient formidables et impressionnants. En plus, j'avais vu à New York qu'une troupe Voca People sévissait également en ce moment à Broadway, ce qui est plutôt bon signe. Pourtant, j'avoue avoir été déçu. Bien sûr, je ne me suis pas à proprement parler ennuyé car cette troupe de huit chanteurs habillés et fardés de blanc, possède le talent incontestable de leurs voix entremêlées, mais je m'attendais à une série de reprises de standards a cappella qui m'auraient scotché, et en fait pas du tout.
Au lieu de cela, il s'agit plutôt d'un spectacle comique de mimes sachant pousser la voix (mais ils ne le font pas assez à mon goût) sur des bribes rapides de chansons connues. Seule 'Bohemian
rhapsody' de Queen fut chantée presque en entier, ce qui m'a plu. J'ai trouvé qu'ils avaient surtout gesticulé, en prenant notamment le public à partie, que réellement chanté. C'est parfois
drôle car certains ont un certain talent de comédien, comme la plus petite des trois femmes. C'est parfois effectivement étonnant, voire convaincant, ce qu'ils arrivent à faire de leur
organe vocal. Mais globalement, je m'attendais à beaucoup mieux.
Mon moment préféré : Quand deux d'entre eux (dont une "human beat box") ont reproduit un morceau de techno/éléctro. C'était extra.
En version acoustique, c'est super charmant !
En allant voir 'Les immortels' en 3D avec Emmanuel, je ne savais pas que le réalisateur était indien. Quand je l'ai su après coup, cela ne m'a pas étonné le moins du monde car 'Les immortels' est un film très "bollywoodien". Des femmes au corps de déesse et des hommes musclés sont sublimés à l'extrême dans des costumes scintillants et des décors volontairement artificiels et fantasmagoriques. Je me suis cru dans un Ben Hur, ambiance studio des années soixante. Ce kitsch totalement assumé (je l'espère) est l'apanage de ce péplum mythologique spectaculaire, dans lequel la mythologie grecque est complètement malmenée dans un scénario totalement inédit.
Thésée (Henry Cavill), arraché de sa vie pépère malgré sa formation au combat, à son insu, par Zeus (Luke Evans), part se battre pour sauver le peuple grec contre Hypérion, le roi de
Crète (Mickey Rourke). Il rencontre au passage Phèdre, une oracle vierge (Freida Pinto) qui ne va pas le rester longtemps (!). Ca se castagne un max, surtout à la fin pour la grande
bataille (il y a toujours une grande bataille à la fin dans ce genre cinématographique). Le film est assez long et dense. J'en suis sorti assez épuisé et, il faut
dire, aussi plutôt content du divertissement, tout en étant totalement conscient du goût assez moyen de l'oeuvre ... 6/10 ![]()
Mon moment préféré : quand les Dieux de l'Olympe (Zeus, Athéna, Poséidon, Apollon) apparaissent, tout d'or parés. C'est bô !!
Le quatrième album à venir d'Emmanuel Da Silva est prometteur quand on entend 'Les stations blanéaires' ...
Cancans ...