Lundi 3 janvier 2011
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11:54
Le troisième album de Mademoiselle Frégé est sorti fin septembre. Depuis, il n'a guère quitté la tablette de ma chaine hifi. A la toute première écoute, j'avoue avoir eu un peu peur car
ma première impression fut très mitigée tant le parti pris de réalisation de cet album m'a semblé particulier. Il est exactement à l'image de cette déclaration de la chanteuse : "La
direction que j'ai choisi de prendre m'est venue suite à notre précédente tournée, pendant laquelle je me suis découverte un certain goût pour la décadence, pour les sons spéciaux, pour l'accord
bancale et sublime, vacillant - comme la fille que je suis". Elle aurait pu arranger ses nouvelles chansons bien autrement mais elle les a faites plus alternatives, comme pour encore mieux
casser, si cela était nécessaire, l'image lisse de ses débuts.
Etonnamment après deux ou trois écoutes, ces accords qui me semblaient mal choisis, sonnaient maintenant justes et je n'imaginais déjà plus les chansons autrement. J'étais à nouveau envouté par
la demoiselle et sa chanson française de qualité, pleine de classe, très bien arrangée et avec ses paroles poétiques toujours à la recherche du beau mot. Les mélodies sont agréables
mais tout de même probablement moins réussies que pour l'album précédent 'Le jeu des sept erreurs' (et je ne parle pas que des titres écrits par Benjamin Biolay). Les plus jolis titres à mes yeux
sont 'La fille de l'après-midi', 'La belle et la bête', 'Ta désinvolture', 'Ma folie passagère', et 'Apparemment' sans, bien sûr renier les autres. A noter sur la version collector l'agréable duo
avec son bassiste et arrangeur Benjamin Tesquet : 'L'infernale'.
Voici le très beau court métrage "très Truffaut" de 'La fille de l'après-midi' :
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Lundi 11 octobre 2010
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17:09
Il y a eu une période où j'écoutais beaucoup la Grande Sophie. Je suis même allé la voir plusieurs fois en concert. Pourtant, je ne me suis pas précipité pour acheter son dernier album sorti tout début 2009. Il
semblait bien sage et posé par rapport à ce qu'elle avait fait auparavant. C'était relativement peu engageant.
Je me rends compte maintenant que c'était une erreur et que 'Des vagues et des ruisseaux' vaut tout autant que ses prédécesseurs. Il est juste plus intimiste, assez
acoustique et résolument moins rock (l'album de la maturité
?). A bien l'écouter il bouge aussi dans un
style différent des précédents, à l'image de 'Celui qui me suivait dans la rue' ou 'Dans le show business', titres chaloupés à souhait.
La grande force de LGS est l'efficacité et la fraicheur de ses mélodies, alliées à des paroles simples qui sonnent juste. Je salue à ce propos le joli texte intime de "Quand
le moi d'avril'.
Il m'est assez malaisé de choisir des titres qui sortiraient pour moi du lot tant l'opus est de qualité homogène. J'ai une affection particulière pour la chanson-titre 'Des
vagues et des ruisseaux' et pour 'Dans le show business' et son "toutoutoutooouh ..." découvert en concert. Les inconditionnels de Barbara vont hurler mais j'aime aussi beaucoup
la reprise de 'Dis, quand reviendras-tu ?'. Son interprétation franche et claire résume à elle seule pourquoi j'aime la Grande Sophie.
Clip de 'Quelqu'un d'autre' présent lui aussi dans l'album :
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Mercredi 8 septembre 2010
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Il est inutile d'en faire des tonnes pour la présenter car son tube 'Je veux' est omniprésent en radio et son premier album éponyme cartonne (merci TF1). Zaz est un petit brin de femme qui
cultive son côté nana cool au look bohème tout en chantant sa vision anti-matérialiste de la vie. C'est démago mais on a envie d'y croire. En tout cas, la chanson est vraiment sympa et son air
quitte difficilement mon esprit de la journée quand je l'entends.
L'album est du même acabit. Il est vif et entraînant. Il swingue entre jazz manouche, soul et chanson française. Il est très agréable à écouter. Ce plaisir provient en premier lieu de la voix de
Zaz qui est délicieusement gouailleuse et un poil rockailleuse.
Du côté des titres qui sortent du lot, Il y a d'abord 'Prends garde à ta langue' un titre jazz manouche qui swingue à fond les ballons pour mon plus grand bonheur. Il y a
aussi 'J'aime à nouveau' et 'Le long de la route', tous les deux légers et frais à souhait qui donnent le sourire et rendent optimiste malgré soi. Plus doucement, la reprise d'Edith Piaf
'Dans ma rue', lui va comme un gant et est l'une des grandes réussites du disque, à mon avis. Pour finir, 'Trop sensible', entièrement écrite par Zaz et sobrement arrangée à la
guitare sèche, est à la plus touchante de par sa mélodie et surtout ses paroles d'une réelle beauté. C'est probablement ma préférée.
Le seul réel accroc à cette suite de chansons est celle reléguée à bon escient en dernière position. 'Eblouie par la nuit' est désagréable et crispante, principalement à cause du
parti-pris choisi pour le chant, largement trop haut. De plus, cette chanson, écrite par Raphaël (qui a également écrit deux autres titres) détonne vraiment, je trouve,
par son côté "variété".
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Lundi 2 août 2010
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15:58
Louise Attaque et Tarmac sont les deux formations de Gaëtan Roussel en tant que chanteur, guitariste, auteur et compositeur. Cette année, il est revenu seul avec un tout nouveau bébé dénommé
'Ginger' (gingembre ou rouquin en anglais). Son tube 'Help myself' et sa collaboration récente avec
Vanessa Paradis m'ont incité à découvrir cet artiste et son album .
Il s'agit d'un disque plutôt atypique qui affectionne le mélange des genres. L'album est fait de petits bouts pop, rock, folk, électro, dance, etc .. D'une chanson à l'autre, L'atmosphère
peut changer du tout au tout : 'Clap hands' est rock, 'DYWD' est dance, 'Les belles choses' est folk, etc ... Roussel a collaboré avec des artistes d'horizons différents, ceci expliquant cela. Le
résultat est, je trouve, très créatif car il ne ressemble à rien de ce que j'ai déjà pu écouter (mais il est vrai que ma culture musicale est embryonnaire). Ce qui est étonnant, c'est que
malgré la diversité des sons, je ressens tout de même l'album comme homogène. Le timbre reconnaissable de Roussel et les refrains entrainants, souvent en anglais, en sont peut-être la
raison.
Comme souvent, il est difficile de choisir mais, a priori, les deux titres qui me plaisent le plus sont 'Tokyo' et surtout 'Dis-moi encore que tu m'aimes', belle ballade énergique
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Mercredi 23 juin 2010
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10:21
J'ai acheté l'album de Coeur de Pirate un peu par mégarde car aux premières écoutes, j'étais moyennement séduit par son single 'Comme des enfants' qui s'est révélé être accrocheur pour
le grand public car il a eu le succès que l'ont connait (il a reçu la Victoire de la chanson originale de l'année). Mais le duo avec Julien Doré, le bouche à oreille et
surtout un prix réduit m'ont fait sauter le pas. Depuis, je l'écoute régulièrement car je le trouve vraiment très agréable.
Avec les tatouages et le pseudonyme aux apparences rebelles de la chanteuse, on aurait pu s'attendre à un opus moins lisse et à contrepied du radiogénique premier extrait. Au lieu de ça,
chacune des chansons de l'album expriment une simplicité et une plaisante douceur, à la fois fraîche et mélancolique. Elle se démarque, entre autres, de ses consoeurs par une
signature vocale qui m'avait crispé au début et qui a maintenant le charme mutin de l'enfance. C'est, il est vrai, un disque écrit, composé et interprété par une jeune québécoise
(Béatrice Martin, à la ville) de seulement 19 ans lorsqu'il est sorti dans les bacs.
L''album 'Coeur de Pirate' est vraiment homogène et c'est difficile de faire un choix parmi les douze titres (y compris un instrumental) qu'il réunit. Je noterais les suivants :
'Pour un infidèle' (avec Julien Doré) et 'Ensemble' pour leur mélodie entraînante, ainsi que les deux derniers titres du disque, 'Corbeau' et 'Fondu au noir', pour leur arrangement au piano,
l'instrument de prédilection de la chanteuse.
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Dimanche 9 mai 2010
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19:44
Cet album, j'en ai fait l'acquisition principalement pour une raison : parce qu'il a été entièrement écrit, composé et réalisé par Keren Ann et Doriand. Pour moi, ce ne pouvait qu'être
un gage de qualité quand on voit le répertoire notamment de la première (je connais plus mal Doriand). Qu'ils aient eu envie d'écrire pour Emmanuelle Seigner semblait prouver à mes
yeux qu'elle avait sûrement quelque chose à nous montrer, à nous faire écouter. L'épisode rock d''Emmanuelle et Ultra-Orange' a dû leur plaire.
Ils lui ont concocté un disque charmant, une pop sixties assez inspirée qui fait ressembler Emmanuelle Seigner aux égéries de l'époque, comme Nancy Sinatra, Jane Birkin et Brigitte
Bardot. Son physique sensuel et sa voix sucrée convient plutôt pas mal. Le tout est frais, même pour les ballades, souvent joyeux et parfois agréablement rock. Je suis un peu plus partagé
pour les paroles des chansons parfois aux rimes un peu faciles, à l'image de 'Dingue', le premier extrait qui n'est pas mon préféré, et de 'Alone à Barcelone', apparemment un hommage
joliment rétro à Gainsbourg.
Le titre que je préfère est l'énergique et efficace 'femme fatale', un petit bijou du genre à mon goût. J'aime aussi énormément 'Qui êtes-vous ?', un duo de caractère avec
Roman Polanski, et 'P'tite pédale' au titre politiquement incorrect. On y trouve aussi 'La dernière pluie' avec Iggy Pop, excusez du peu ! et de jolies ballades comme 'Jamais d'autres que moi'.
Malgré une première impression de musique facile, un brin "bubble-gum", 'Dingue' est un album plus subtil que prévu. J'aime beaucoup. +++
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Dimanche 28 mars 2010
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14:58
A force de découvrir des singles de qualité les uns après les autres, moi qui par goût met (presque) un point d'honneur à n'acheter que de la musique en langue française, j'ai tout de même
fait l'acquisition du deuxième album de la chanteuse britannique Lily Allen. Auteur, compositeur, interprête, la demoiselle a, à ce jour, clipé cinq titres de cet album, dont on peut
dire qu'il rencontre un succès mondial. Elle y chante, avec son phrasé délicieusement british, une pop aux mélodies radieuses et aux paroles sans langue de bois. Dans le tubissime 'Fuck
you', elle dit merde aux homophobes, dans 'The fear', elle se fiche de sa célébrité factice, dans 'Not fair', son mec ne la satisfait pas au lit, dans 'Everyone's at it', elle annonce que tout le
monde se drogue, etc ... C'est un album vraiment "sensas" dont aucun titre n'est à jeter (seul 'Him' peut être éventuellement zappé), et dont j'aime les arrangements enjoués (parfois un peu
rétros avec 'He wasn't there' et ''Never gonna happen') même quand il s'agit de ballades ('Chinese', 'I could say'). En cadeau bonus pour la France, son tube '22' en duo avec Ours.
+++
Voici la vidéo de 'Not fair', inexploitée en France :
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Cancans ...