On a beau aimer la chanson française de qualité
, on n'en reste pas moins fan de base.
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On a beau aimer la chanson française de qualité
, on n'en reste pas moins fan de base.
Paris 1969 et Montréal 2011, deux histoires sont racontées parrallèlement mais indépendamment l'une de l'autre dans le film de Jean-Marc Vallée. Deux intrigues qu'apparemment rien ne relient pendant les deux premiers tiers du film. On se doute bien qu'elles vont forcément se rejoindre à un moment ou un autre sous nos yeux mais comment ? Une jeune parisienne élève son enfant trisomique dans le Paris des années 60, et à Montréal de nos jours, un DJ change de vie en passant d'une âme soeur à l'autre ...
Avec peu de transitions, un certain suspense et mêmes des fausses pistes, on passe d'une histoire à l'autre, et le montage virtuose de scènes volontiers esthétisées, notamment par de la
musique pop omniprésente et une caméra inventive et tournoyante, permet au film de dégager une véritable grâce envoûtante. Les interprètes, avec en tête Vanessa Paradis
et surtout Kevin Parent, participent à ce bel équilibre. Le film est un exercice de style, qui fait que la forme prime beaucoup sur le fond. Et c'est pour ça que même si on adhère pas
forcément à la "morale" tarabiscotée de la fable, l'atmosphère un brin irréelle et planante, rend l'épilogue acceptable et même bienvenu. En tout cas, cela a très bien fonctionné pour moi.
8/10![]()
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Ce que j'ai préféré : les états d'âme des trois protagonistes québécois
Depuis le temps que je voulais aller à l'Opéra voir un opéra, et non pas un simple concert comme j'ai pu le faire dans le passé, mon souhait a été enfin exaucé lundi dernier pour la représentation de 'Rigoletto' de Verdi à l'Opéra Bastille (mise en scène de Jérôme Savary). Je passe presque tous les jours devant ce grand bâtiment blanc dont j'aime personnellement l'allure mais je n'étais jamais entré dans la grande salle. Je suis bien sûr incapable de dire si l'acoustique est meilleure qu'ailleurs (j'ai entendu les deux sons de cloche) mais j'aime l'esthétique de la salle très haute de plafond qui m'a fait pensé dans l'esprit (qu'on me pardonne cette référence profane) au Sénat dans 'Star wars'. Nous étions placés au premier rang. A cette place, on se sent privilégié et on l'est dans le sens où l'on voit parfaitement les costumes, les expressions du visage et les musiciens dans la fosse. L'inconvénient est qu'on manque certainement de recul, les voix des artistes sont, au moment des grandes envolées, en partie couvertes par l'orchestre et le surtitrage permettant de suivre l'histoire en français placé un peu haut.
J'aurais du mal à juger le spectacle que j'ai vu car je n'y connais rien et je n'ai en tête aucun autre opéra ou une autre mise en scène auquels le comparer, mais 'Rigoletto' est
bien sûr un opéra important de l'oeuvre de Giuseppe Verdi. J'ai eu le bonheur de reconnaître quatres morceaux, ce qui en dit long à mon avis. Il s'agit d'une adaptation de la pièce de Victor
Hugo 'Le roi s'amuse' qui met en scène un souverain coureur de jupon, sujet osé au 19ème siècle. L'intrigue sur le thème de la malédiction est romanesque et
dramatique à souhait. A la fin, l'héroïne de ce drame en trois actes, Gilda (soprano) meurt dans les bras de son père Rigoletto (baryton), le bouffon du duc de Mantoue
(ténor), pour lequel Gilda s'est sacrifiée. C'est un superbe spectacle avec de grand interprètes, finalement plus sobre que je ne pensais et durant lequel je ne me suis pas ennuyé
une seule seconde. A ma grande surprise, il n'a duré qu'environ 2h15.![]()
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Mon moment préféré : les choeurs d'hommes présents à plusieurs reprises
Sans que Paul n’en sache la raison, son épouse Sarah n’a pas réapparu chez eux depuis plus d’un an. Pour tenter de se reconstruire, il déménage avec ses deux enfants dans son coin de Bretagne natale. Une douleur sourde et lancinante dans le cœur, Il tente de continuer à vivre en prenant chaque jour comme il vient, l’un après l’autre, un pied devant l'autre …
‘Des vents contraires’ est un livre sur l’absence, celle qu’on traîne comme un boulet aux pieds, qui handicape, nous interdit d’aller de l’avant, de faire des projets. Un grand spleen, une certaine noirceur traverse ce livre non dépourvu d’espoir pour autant, même si l’atmosphère générale est assez pessimiste. On peut s’atteler à la lecture de ce bouquin si on a le moral ou tout du moins l’humeur confortablement cafardeuse. L’auteur scrute l’âme et raconte les paysages mélancoliques de bord de mer, quitte à en faire à mon goût un peu trop en mettant des descriptions poétiques à chaque coin de chapitre (« … au milieu des eaux turquoise, à gauche des vallons tombaient dans l’eau avec une douceur insensée, les bleus se mêlaient aux verts tendres, aux jaunes mordorés sans anicroche … »).
En tout cas, c’est un beau livre bien écrit, même si la ponctuation m’a parfois gêné avec son oubli assumé des virgules (voir passage joint), sur un homme malheureux qui aime
viscéralement sa femme et ses enfants. Cela m’a touché.![]()
Mon moment préféré :
« … Mais ça m’a fait du bien de tout retrouver intact, c’était comme une preuve, quelque chose avait bien eu lieu, je n’avais pas rêvé. La vie d’avant, la vie tranquille, la bonne vie, simple et modeste, petits bonheurs au jour le jour, la fatigue du boulot des enfants du temps qui passe mais c’était tout, faire des puzzles sur le tapis m’allonger près d’eux devant un dessin animé, embrasser Sarah dans le cou l’entendre prendre sa douche, une bière en été des cacahuètes sur la chaise longue, près des hortensias, baiser dormir enlacés lire la tête sur son ventre, la regarder partir au matin et retrouver la maison silencieuse et calme. Lire le journal, boire un verre, fumer des cigarettes. Jeter un œil au ciel. Rêver à la mer. Y aller quelques jours au printemps, quelques autres en été, la douceur d’une vie de sel et de sable. Et puis de temps en temps, quand l’argent voulait bien venir, s’enfuir à Prague, à Barcelone, à Lisbonne ou à Rome, Sarah marchait dans ses ruelles orange et sanguines, Clément lui tenait la main et Manon lui prenait son ventre … » collection Points - page 265
Décidément, les films que je vais voir depuis ce début d'année sont bons, voire très bons, mais ne sont pas de vrais coups de coeur qui mériteraient ![]()
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. Pourtant, pour 'The descendants',
on peut dire que j'ai hésité. J'avais adoré 'Sideways' d'Alexander Payne et j'ai retrouvé le même esprit et la même ambiance dans celui-ci, à mon grand plaisir.
Matt se débrouille comme il peut avec ses deux filles et ses angoisses car sa femme est dans le coma. Alors qu'il est en train de digérer l'information comme quoi elle ne se réveillera jamais, sa fille aînée lui apprend que son épouse le trompait avant son accident. Comme dans 'Sideways', le héros est une sorte de "loser" qui va être obligé de se dépasser pour arriver à ses fins et tenter d'atteindre la sérénité. George Clooney tire le gros lot avec ce rôle. Je ne suis pas excessivement fan de cet acteur qui manque à mon goût d'intensité même s'il joue juste. il en reste pas moins très convaincant dans ce film. J'ai préféré la très prometteuse jeune actrice Shailene Woodley qui joue Alex, sa fille aînée.
D'autres choses m'ont plu : l'humour omniprésent malgré la gravité du propos, les personnages secondaires croustillants (la femme de l'amant, le petit ami de sa fille, le grand-père), le
portrait d'un mode de vie hawaïen démythifié, etc ... ![]()
Un film subtil et très bien écrit. 7/10
Mon moment préféré : l'adieu du grand-père à sa fille
Le visage et la voix, on ne s'y trompe pas ...
Cancans ...