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Le cinéma français est à la fête en cet automne 2011. 'Polisse' est à nouveau une belle surprise, surtout pour moi qui avait goûté assez moyennement 'Le bal des actrices' de la même réalisatrice. Mais ici, rien à redire car 'Polisse' est une oeuvre brillante étonnamment dure, émouvante et drôle tout à la fois.
On y suit une Brigade de la Protection des Mineurs (BPM) de Paris un peu à la manière d'un documentaire comme sait bien le faire Maïwenn. Les acteurs principaux, dont Karin Viard, Marina Foïs,
Joeystarr, Nicolas Duvauchelle et Frédéric Pierrot, sont assez peu dirigés, presque plus vrais que nature dans la peau de leurs personnages sans concession. Le passage de
leur vie privée aux cas rencontrés d'abus sur mineurs, en passant par les relations avec leurs collègues, se fait très bien avec une vraie cohérence et surtout une grande force. Parmi les
scènes marquantes, il y a celle de Joeystarr qui console le petit garçon abandonné par sa maman et celle de la confrontation de la policière d'origine algérienne avec un maghrébin qui veut
marier sa fille de force. On est tellement dans le sujet qu'on en oublie les défauts de réalisation. Pour une fois, le fonds l'emporte sur la forme. 8/10![]()
Mon moment préféré : La scène d'anthologie, extrêmement drôle, de la jeune fille qui a voulu récupéré son portable
Après 'La claque', voici le deuxième extrait du dernier album d'Axelle Red qui s'appelle aussi 'Un coeur comme le mien'. Je vous conseille cet album assez folk, qui, je trouve, change un peu de sa "French soul" habituelle. On la retrouve bien tout de même. Enjoy !
'Le skylab' a été une sorte de choc pour moi. L'été 1979, j'avais huit ans et donc le moins que l'on puisse dire c'est qu'il m'a parlé. Julie Delpy n'a pas uniquement raconté un week-end en famille dans la campagne bretonne, elle a génialement reconstitué l'époque, ses habitudes (Elle nous rappelle par exemple, qu'il faut 6 heures de train pour faire Paris-Saint Malo), les réunions de famille à l'ambiance décomplexée, le contexte en terme d'actualités, le vocabulaire, les jeux d'enfants, et cela sans parler bien sûr des objets, des voitures, des vêtements ... Bref, des souvenirs, une atmosphère, des odeurs qui étaient enfouis en moi et qui ont ressurgi de manière inattendue. Il est évident que Julie Delpy a puisé dans sa propre enfance pour écrire et réaliser ce long métrage.
L'autre force du film est son ton un peu "barré". Les dialogues et les situations sont très bien écrits, très drôles, voire féroces. Cela part souvent "en cacahuète" pour mon plus grand plaisir. Il y a aussi ces plan-séquences que certains trouveraient trop longs mais qui permettent au film de photographier cette période relativement insouciante. J'ai totalement adhéré, à part peut-être l'épisode du tonton militaire qui pête un plomb. Je suppose que la réalisatrice a voulu ajouter un épiphénomène sérieux à cette fable bucolique et nostalgique, qui forcément me parle moins.
Cerise sur le gâteau, la morale de l'histoire, exprimée par le personnage de Karin Viard, nous montre que nous avons effectivement changé d'époque. Peut-être sommes nous plus
individualistes et moins spontanés qu'à l'époque. 8/10
![]()
Mon moment préféré : L'histoire hilarante de la dorade et de la reine des sirènes
Depuis le super concert de Vincent Baguian à la Java (Paris), j'avais vraiment envie de revenir dans ce bar café-concert et ancien dancing, où on peut écouter l'artiste debout en sirotant un petit galopin de vin rouge (en tout cas, c'est ce que j'ai fait) et ceci sans prétention aucune. Mathieu Boogaerts y joue tous les mercredis d'octobre et novembre pour présenter et tester les toutes nouvelles compositions qui, on l'espère, figureront dans son nouvel album non encore enregistré.
J'ai assisté au tout premier concert de la série, et donc la petite centaine de personnes présentes ont eu la primeur des nouvelles chansons. C'était marrant car il était assez intimidé,
seul sur scène avec sa basse. Rien n'était rodé, cela faisait limite répétition avec ses hésitations et ses petites erreurs. Avant ou après certaines chansons, il nous expliquait comment il
imaginait les arrangements sur l'album studio à venir. Sa simplicité et son humour rajoutait, s'il le fallait, à la proximité et à l'intimité qu'impose ce lieu au décor un peu
vieillot et pas du tout snob (je dirais bobo cool
). Il avait décidé d'alterner une nouvelle chanson et une
ancienne tout du long, les anciennes étant là pour que ceux qui (n') avaient payé (que) 11,80 € "ne s'emmerdent"pas trop
('Ondulé', 'Dom', 'L'été 2000' ...). Je ne me suis pas du tout emmerdé, au contraire, même si je dois bien dire que la
qualité habituelle des arrangements de Boogaerts sur scène était forcément absente car son groupe n'était pas là pour donner de l'ampleur à un répertoire qui fait la part belle à la musique par
rapport aux paroles, je trouve. En tout cas, la plupart de ses nouveaux titres m'ont semblé avoir un bon potentiel. Tant mieux ! ![]()
C'est The film français du moment qui va s'exporter. Forcément vu sa forme, c'est à dire muet. Mais en fait, pas totalement entièrement muet comme vous le découvrerez quand vous le verrez. Et c'est ça que j'ai trouvé le plus intéressant. Il y a une vraie idée et de l'inventivité dans ce film qui imite les films des années vingt avec tous ses codes (qu'il est tellement agréable de retrouver) tout en utilisant les technologies actuelles pour lui donner une vraie modernité.
La photographie est splendide, le cadrage parfait et les acteurs (y compris Uggy le chien) méritent les louanges et récompenses qu'ils ont reçus. On est pris par le charme et la fraicheur de l'oeuvre dès les premières secondes même si, un conseil, il ne faut pas être crevé en allant le voir car le manque de dialogues a un effet calmant qui peut vous faire piquer du nez malgré la qualité du film. Il y a aussi de l'émotion car j'ai eu la gorge nouée à plusieurs moments.
Il raconte la gloire et la chute d'une star du cinéma muet qui se retouve au chômage du jour au lendemain suite à l'apparition du cinéma parlant. Une jeune actrice qui, elle, arrive au bon
moment pour saisir le train en marche, sera-t-elle sa planche de salut ? Le numéro final est étourdissant.![]()
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8/10
Mon moment préféré : La scène très touchante du majordome qui refuse de quitter le service de son maître
Cancans ...