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Enoch se remet mal du décès de ses parents et a pour ami le fantôme d'un kamikaze japonais mort pendant la guerre. Annabel, elle, n'a plus que trois mois à vivre car son cancer est en phase terminale. Leurs destins se croisent lors d'un enterrement. Enoch aime les fréquenter et Annabel ne trouve pas ça trop bizarre. Voilà le début d'une courte mais intense histoire d'amour ...
'Restless' est un mélodrame au sujet lourd mais au traitement doux, presque optimiste. Mia Wasikowska et Henry Hopper ont tous les deux un physique adorable et un air angélique qui sied
parfaitement au propos de Gus Van Sant, c'est à dire raconter une histoire de course contre la mort avec poésie et grâce. J'ai trouvé le film court, presque insuffisant en terme de scénario,
mais diablement séduisant et touchant. L'ensemble est joli et sonne juste. 7/10![]()
Tilda Swinton fait là une formidable performance d'actrice dans un rôle très difficile, celui de la mère d'un jeune homme de 16 ans qui va devenir l'auteur d'actes très graves. Je serais d'ailleurs presque tenté de dire qu'il s'agit de la partie émergée de l'iceberg tant le calvaire de cette femme est évident, une fois le film vu. Elle joue une femme froide à laquelle j'avais envie de mettre une claque pour tenter de la faire réagir. C'est peut-être pour cela que j'ai assez aimé le film sans pourtant entrer complètement dans cette histoire effroyable. J'avais un réel manque d'empathie pour elle. Pourtant, sans entrer dans des considérations psychanalytiques, Kevin est de caractère profondément méchant et cette mère, malgré ses erreurs évidentes en termes d'éducation, ne peut à mon sens être à aucun moment jugée responsable des actes irréparables de son fils.
Probablement que je n'étais pas dans les conditions idéales pour découvrir 'We need to talk about Kevin' car je n'en suis pas sorti enthousiasmé, en tout cas pas autant que les grandes
qualités scénaristiques et visuelles du film pourraient le laisser supposer. La réalisation est brillante sans aucun doute, comme sèche et coupée au rasoir. On en sort touché et meurtri. Un
film pas facile. 6/10
Paris 1900, une douzaine de jeunes femmes vivent à l'Apollonide et accueillent tous les soirs les clients dans une ambiance feutrée et luxueuse. Les conditions de vie dans cet établissement tenu par une femme sont plutôt bonnes et elles s'entendent bien entre elles. Cela reste tout de même une maison close et les filles n'ont pas d'autres choix que de rester pour payer leurs dettes. Elles doivent faire face à des clients exigeants ou violents, aux maladies, à une certaine misère affective, à la monotonie de leur emploi du temps ...
Je m'attendais à une photographie des maisons closes (légales jusqu'en 1946) et ses travers, mais là il s'agit bel et bien d'un plaidoyer poignant contre la prostitution, qu'elle soit encadrée
dans un lieu agréable ou sauvage sur nos trottoirs du 21ème siècle. On a affaire avec un film très féministe réalisé par un homme. 'L'Apollonide" est une très belle réalisation
léchée, mise en valeur par les décors et costumes chauds de la Belle Epoque. Mais malgré ce confort visuel, une violence intense irradie le film de manière crescendo, une violence
physique mais surtout morale faite aux femmes. J'ai ressenti un certain malaise pendant une bonne partie de la projection plutôt longue. Il est volontaire et sert le
propos du film. A ce titre, la soirée libertine à laquelle est "conviée" Madeleine, la "femme qui rit", a été un moment de souffrance pour moi. Les actrices, dont les plus connues Noémie
Lvovsky et Hafsia Herzi mais aussi les formidables Céline Sallette et Alice Barnole, font bonne figure, tout comme doivent le faire leurs personnages de jolies putains.
7/10
Pour le fun, j'ai inscrit Marco Ze Blog aux Golden Blog Awards dans la catégorie "Culture généraliste". Allez voter quotidiennement jusqu'au
24 octobre !
Il y a 10 jours, mon neveu de presque sept ans et moi avons passé toute une après-midi au Palais de la découverte. Lui n'avait pas trop grande idée de là où je l'emmenais mais moi, j'étais sincèrement content de retourner dans cet endroit que mes parents nous avait fait découvrir à plusieurs reprises. Le Palais de la découverte est un musée et un centre culturel dédié à la science. A une exposition permanente un peu vieillissante sur le monde animal et végétal, la biologie, la chimie, la physique, l'astronomie, les mathématiques et autres sciences fondamentales, s'ajoutent des expositions temporaires, des ateliers et des exposés.
L'un des moments forts de notre après-midi fut la séance au Planétarium animée par un astronome (ou du moins quelqu'un qui s'y connait). Allongé dans un fauteuil confortable, on découvre le ciel de la prochaine nuit, ses étoiles, planètes, constellations. On sort de là avec quelques rudiments d'astronomie, certes plus ou moins complexes et vite oubliés, mais avec le sentiment d'avoir vécu un moment de quiétude et d'ouverture de l'esprit.
Nous avons aussi pu assister à deux exposés : le premier nommé l'école des rats qui tentait de nous montrer comment on pouvait enseigner certains comportements à des rongeurs, et donc
aux animaux en général. Le second exposé sur les dinosaures a été passionnant. Pendant 50 minutes, un spécialiste haut en couleurs nous a raconté les dinosaures, les différentes espèces, les
idées reçues sur eux, ce qui les différenciait du reste du règne animal qui vivait à leurs côtés, notamment les mammifères dont nous sommes issus, mais aussi comment ils sont venus à
disparaître. J'ai ainsi appris que les oiseaux sont les seuls descendants des dinosaures de l'époque. Un moment très intéressant encore plus pour moi que pour mon neveu qui en
connaissait déjà un rayon
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'La fée' est un conte plein de fantaisies qui met en scène Dom, un veilleur de nuit, et Fiona, une fée un peu zinzin. Est-elle vraiment une fée ou pas ? Ce n'est même pas la question
car la fable est clairement absurde. Un peu de Jacques Tati, il paraît (car je n'ai jamais vu
), du surnaturel,
de l'humour burlesque et beaucoup de légèreté.
Quelques scènes m'ont fait beaucoup rire, par leur décalage, leur absurdité. C'est surtout ça que moi je retiendrais de ce film assez particulier car ce n'est pas le cinéma qui me fait
grimper au rideau. Cela fait plaisir de découvrir un cinéma différent de ce qu'on a l'habitude de voir (et ça en partie grâce au festival d'été de Christoblog qui me fait aller voir des films
pour lesquels je ne me déplacerais pas habituellement), mais le manque de cohérence de l'histoire, inhérent au genre, ne peut pas me faire avoir de l'empathie avec des personnages
fantaisistes, ni me faire adhérer à cette histoire assurément surréaliste. J'ai pu donc m'ennuyer une partie du film, tout en éclatant de rire parfois et trouver l'ensemble
toutefois plutôt charmant.. 5/10
Cancans ...