J'avais eu de bons échos sur eux, qu'ils étaient formidables et impressionnants. En plus, j'avais vu à New York qu'une troupe Voca People sévissait également en ce moment à Broadway, ce qui est
plutôt bon signe. Pourtant, j'avoue avoir été déçu. Bien sûr, je ne me suis pas à proprement parler ennuyé car cette troupe de huit chanteurs habillés et fardés de
blanc, possède le talent incontestable de leurs voix entremêlées, mais je m'attendais à une série de reprises de standards a cappella qui m'auraient scotché, et en fait pas du
tout.
Au lieu de cela, il s'agit plutôt d'un spectacle comique de mimes sachant pousser la voix (mais ils ne le font pas assez à mon goût) sur des bribes rapides de chansons connues. Seule 'Bohemian
rhapsody' de Queen fut chantée presque en entier, ce qui m'a plu. J'ai trouvé qu'ils avaient surtout gesticulé, en prenant notamment le public à partie, que réellement chanté. C'est parfois
drôle car certains ont un certain talent de comédien, comme la plus petite des trois femmes. C'est parfois effectivement étonnant, voire convaincant, ce qu'ils arrivent à faire de leur
organe vocal. Mais globalement, je m'attendais à beaucoup mieux.
Mon moment préféré : Quand deux d'entre eux (dont une "human beat box") ont reproduit un morceau de techno/éléctro. C'était extra.
En allant voir 'Les immortels' en 3D avec Emmanuel, je ne savais pas que le réalisateur était indien. Quand je l'ai su
après coup, cela ne m'a pas étonné le moins du monde car 'Les immortels' est un film très "bollywoodien". Des femmes au corps de déesse et des hommes musclés sont sublimés à l'extrême dans des
costumes scintillants et des décors volontairement artificiels et fantasmagoriques. Je me suis cru dans un Ben Hur, ambiance studio des années soixante. Ce kitsch totalement
assumé (je l'espère) est l'apanage de ce péplum mythologique spectaculaire, dans lequel la mythologie grecque est complètement malmenée dans un scénario totalement inédit.
Thésée (Henry Cavill), arraché de sa vie pépère malgré sa formation au combat, à son insu, par Zeus (Luke Evans), part se battre pour sauver le peuple grec contre Hypérion, le roi de
Crète (Mickey Rourke). Il rencontre au passage Phèdre, une oracle vierge (Freida Pinto) qui ne va pas le rester longtemps (!). Ca se castagne un max, surtout à la fin pour la grande
bataille (il y a toujours une grande bataille à la fin dans ce genre cinématographique). Le film est assez long et dense. J'en suis sorti assez épuisé et, il faut
dire, aussi plutôt content du divertissement, tout en étant totalement conscient du goût assez moyen de l'oeuvre ... 6/10
Mon moment préféré : quand les Dieux de l'Olympe (Zeus, Athéna, Poséidon, Apollon) apparaissent, tout d'or parés. C'est bô !!
Voilà le grand classique de Claude Sautet, sûrement le plus connu, le plus célébré ... Je le découvre sur le tard malgré ses nombreuses diffusions à la télévision.
Comment dire ? Je ne vais pas être original. Comme d'habitude avec Claude Sautet, je n'arrive pas trop à mettre de mots dessus. On est juste séduit, happé par ses histoires simples
pleines de regards et de non-dits qui sonnent tellement justes. Déjà il y a l'aura des acteurs : la beauté et le naturel de Romy Schneider, la justesse théatrale quasi-comique d'Yves Montand
et le charisme détaché de Samy Frey. On les observe évoluer , un peu fasciné, dans cette sorte de ménage à trois entre personnes qui ne savent pas trop ce qu'ils veulent et naviguent donc à vue
entre les écueils de leurs sentiments. Tout cela est bien écrit et fait avec grâce et subtilité. C'est du Claude Sautet, quoi ! 8/10
Mon moment préféré : les scènes de plage, insouciantes, près de la maison en Vendée
Ce film est une très bonne surprise en ce qui me concerne. Je ne l'aurais très probablement pas vu sans le festival de d'automne² et cela aurait été dommage car j'ai passé un joli moment inattendu
de détente et de légèreté. Pourtant comme prévu, le film n'a rien d'exceptionnel sur la forme. Il est du genre à être apprécié à la télévision autant qu'au cinéma, même si il y a une belle
photographie et des plans intéressants dans les appartements où on été filmées ces saynètes, sans trop de rapport les unes avec les autres à part qu'elles illustrent chacune une
"façon" d'aimer.
La bonne surprise vient du fait que ces petites histoires sont vraiment drôles et décalées. Des situations incongrues en amour sont présentées par des personnages pleins de candeurs qui semblent
tomber des nues. Les acteurs et actrices (Cluzet, Bel, Godrèche, J.Depardieu, Stocker, Ulliel, Navarre, Ascaride ...) de ce film chorale font très bien leur boulot en mettant en
valeur les dialogues spirituels de ce film très charmant. Je ne pense pas qu'il ait une autre prétention que celle d'être charmant et drôle. L'analyse sociologique sous-jacente par petites
touches de couleurs pastel n'est pas spécialement crédible, même si on sait très bien, sous peine d'être naïf, que tout existe et a existé en amour. 7/10
Cancans ...