Les impressions, purement subjectives, sur ses loisirs d'un trentenaire parisien
+ Non
++ Ca va
+++ Très bien
++++ J'adore
Mes proches savent qu'un concert d'Axelle Red est un évènement pour moi tant j'apprécie cette artiste et son répertoire. Ce concert était doublement un évènement puisqu'il s'agissait d'une date
unique en France dans le cadre de sa tournée qu'elle réalise actuellement au Bénélux suite à la sortie là-bas d'un album en anglais 'Sisters & Empathy' (que l'on trouve tout de même en import chez les grands disquaires en
France).
Ce concert au Palace était d'une grande qualité musicale. Plus que le concert d'une chanteuse, il s'agissait du concert d'un groupe. Sur scène, il y avait de nombreux musiciens (dont trois au
moins de la scène soul américaine) qui envoyaient de la grande qualité. Les arrangements étaient encore plus soul que d'habitude à l'image de la couleur de son album en anglais. Sauf
erreur de ma part, elle a chanté 24 titres (dont 10 en anglais) ce qui fait un concert de longueur non négligeable.
Son concert fut grosso modo divisé en trois parties. Pour la première, elle a chanté essentiellement ses titres en anglais (avec une tenue léopard dont je n'étais perso pas trop fan). Elle
est ensuite revenue chanter globalement en français dans une tenue noire plus sobre pour enfin terminer en acoustique (guitares sèches) tout en douceur. Elle parle énormément entre les chansons
pour expliquer sa démarche engagée et, dans les concerts que j'ai pu faire, c'est plutôt rare à ce point. Elle le fait avec son habituelle et adorable maladresse.
Parmi les 24 titres interprétés, mes moments forts furent : 'Gotta serve somebody' (reprise de Bob Dylan) et certains de ses vieux tubes français revisités à la sauce soul américaine. J'ai ainsi
adoré 'A tâtons', 'Rester femme', 'Le monde tourne mal' et 'Romantique à mort', ainsi que le tout nouveau 'Présidente'. D'autres m'ont déstabilisé comme 'Parce que c'est toi' ou 'Je
t'attends', incontournables tubes qu'elle a chantés trop vite comme si elle voulait s'en débarrasser. c'était un parti pris auquel je n'ai pas adhéré. Très jolie fin sur 'Sensualité' et
'Manhattan-Kaboul' à la guitare sèche et surtout l'interprétation émouvante de 'Ne me quitte pas' de Jacques Brel dans sa langue maternelle, le flamand. Un petit bémol, les spectateurs du
balcon comme moi ont souffert d'un son un peu trop fort. J'attends maintenant le prochain album en français prévu pour fin 2010 et bien-sûr une tournée hexagonale. +++
Son tout dernier clip issu de 'Sisters & Empathy', 'Song called chip' :
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