Les impressions, purement subjectives, sur ses loisirs d'un trentenaire parisien
+ Non
++ Ca va
+++ Très bien
++++ J'adore
A la mairie du 4ème arrondissement de Paris, j'ai assisté hier soir à une conférence sur le thème "Droit à l'enfant, droit de l'enfant" dont les débats étaient menés par le professeur René
Frydman (éminent obstétricien), Dominique Bertinotti (maire PS de l'arrondissement) et Jean-Louis Pourriat (premier adjoint).
Le développement des techniques d'aide à la procréation (fécondation in vitro, don et congélation de gamètes, mère porteuse ...) et les évolutions de notre société qui tendent vers la
libéralisation du droit de tous à avoir un enfant (personnes stériles, homosexuelles, etc ...) font surgir un certains nombre de problèmes éthiques difficiles à résoudre. Pour
satisfaire le désir d'enfant de chacun, peut-on tout faire ? Au détriment notamment du droit de l'enfant de savoir quelles sont ses origines (en cas de don de gamète par un donneur
inconnu ou adoption suite à accouchement sous X par exemple) et au risque de certaines dérives mercantiles ou éthiques (je pense au clonage).
J'ai beaucoup aimé les positions du professeur Frydman (en tout cas celles qu'il a exprimées) qui pense qu'il est important et légitime d'aider les gens à avoir un enfant. Il a
d'ailleurs beaucoup oeuvré en la matière. Ce qui ne l'empêche pas de militer contre certaines dérives comme la marchandisation du corps de la femme dans le cas des mères porteuses.
Le débat était plutôt animé parmi les auditeurs, dont on devinait par leurs questions de quel côté leur coeur penchait. La conférence était très intéressante et sans aucun doute trop
courte. L'idée évoquée qui m'a marquée est celle sur l'importance parfois excessive donnée à l'hérédité. Sous prétexte du développement continuel de la science, il ne faudrait pas tomber
dans des travers eugénistes en tentant de diagnostiquer de façon excessive les caractéristiques des embryons. De plus, le droit à l'enfant est à mon sens indéniable pour toutes les
catégories de personnes mais est-il légitime de tout faire pour avoir un enfant de son sang alors qu'il serait possible d'avoir recours à l'adoption ? Encore faut-il que les pratiques
en la matière soient grandement améliorées pour les personnes, seules ou en couple, hétérosexuelles et à fortiori homosexuelles. +++
Découvrez le compte-rendu plus
complet de mon ami Emmanuel.
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