Paris 1900, une douzaine de jeunes femmes vivent à l'Apollonide et accueillent tous les soirs les clients dans une ambiance feutrée et luxueuse. Les conditions de vie dans cet établissement tenu par une femme sont plutôt bonnes et elles s'entendent bien entre elles. Cela reste tout de même une maison close et les filles n'ont pas d'autres choix que de rester pour payer leurs dettes. Elles doivent faire face à des clients exigeants ou violents, aux maladies, à une certaine misère affective, à la monotonie de leur emploi du temps ...
Je m'attendais à une photographie des maisons closes (légales jusqu'en 1946) et ses travers, mais là il s'agit bel et bien d'un plaidoyer poignant contre la prostitution, qu'elle soit encadrée
dans un lieu agréable ou sauvage sur nos trottoirs du 21ème siècle. On a affaire avec un film très féministe réalisé par un homme. 'L'Apollonide" est une très belle réalisation
léchée, mise en valeur par les décors et costumes chauds de la Belle Epoque. Mais malgré ce confort visuel, une violence intense irradie le film de manière crescendo, une violence
physique mais surtout morale faite aux femmes. J'ai ressenti un certain malaise pendant une bonne partie de la projection plutôt longue. Il est volontaire et sert le
propos du film. A ce titre, la soirée libertine à laquelle est "conviée" Madeleine, la "femme qui rit", a été un moment de souffrance pour moi. Les actrices, dont les plus connues Noémie
Lvovsky et Hafsia Herzi mais aussi les formidables Céline Sallette et Alice Barnole, font bonne figure, tout comme doivent le faire leurs personnages de jolies putains.
7/10
Ouai, c'est un super beau film; j'ai été émerveillée par les détails, les decors et surtout les costumes sont splendides :D l'histoire m'a fait pleurer je ne sais combien de fois, vraiment A VOIR ET REVOIR !
Merci de votre visite. ce film fait partie de ceux qui vous restent dans la tete pendant longtemps.
Pas été très emballé par ce film que j'ai trouvé assez vain. Merci pour ta visite, j'espère que tu reviendras. Bonne continuation !
Merci à toi ...
Oui, c'est sur, ca fait plaisir d'avoir des commentaires "constructifs"... En tout cas, le partage d'avis et d'arguments fait toujours avancer !
Rick et Pick
Je me suis inscrit sur votre facebook. j'aurais ainsi les mises à jour et je pourrais faire des comentaires constructifs ;-)) ... J'ai le même genre de page sir jamais cela vous intéresse
Bonjour !
Notre article est bien différent du tien dis-donc !
D'abord on est d'accord avec toi, quand tu parles de réalisation "léchée" etc Oui c'est vrai c'est indéniablement visuellement superbe (Bonello sait extremement bien filmer)
Mais notre avis diverge du tien sur deux points :
Les actrices : elles sont absolument MAUVAISES, et d'une vulgarité sans borne, c'est le point faible du film ! A part Alice Barnolle qui est incroyable ! REVELATION
Le point de vue de Bonello aussi sur les prostituées. Il ne nous semble pas aussi positionné que tu sembles le dire. Le parrallèle lourd et pesant, lors du final, avec les prostituées d'aujourd'hui, parait montrer que finallement, "c'était mieux avant". La solitude de la prostituée d'aujourd'hui contraste avec l'ambiance solidaire de ce groupe de femmes soudées et unies. Comme si la maison close était un endroit protecteur qui abritaient ces femmes, qui seraient livrées à un sort bien plus tragique si elles n'avaient pas été recueillies par la maison... Leur condition dans cette maison close, bien que prison, semble enviable au sort des prostituées d'aujourd'hui... Voila qui n'est pas aussi tranché comme pamphet contre la prositution, non ? 5Si tant est qu'on puisse l'étre dans ce domaine... d'ailleurs)
Comme tu vois, on est assez divisés, nous, et pas tout à fait d'accord avec toi, sur certains points... Mais enfin, ça sert à ça aussi le cinéma, non ?
Rick et Pick
c'est amusant en effet, car je n'ai pas du tout trouvé que ce film était un hymne à la nostalgie des maisons closes. Effectivement, il montre un certain "art de vivre" raffiné qui peut faire envie, mais il nous montre surtout des femmes en souffrance qui si elles le pouvaient s'en irait. Et je trouve que le réalisateur appuie bien là où sa fait mal (violence physique, maladie, solitude). Le dernier plan, celui des trottoirs de Paris, signifie (et une autre interprétation ne m'avait même pas traversé l'esprit avant de lire ton commentaire) que il y a un siècle ou maintenant, en maison close ou dans la rue, la prostitution rend les femmes malheureuses ... Merci de ton avis constructif. ca fait plaisir d'en avoir un ici de temps en temps. Cordialement. Marco.
On ressent clairement un malaise devant plusieurs scènes fortes. Le film est très bien mis en images et l'on en garde longtemps son souvenir.
V'est vrai et plus j'y pense et plus je l'aime ce film