Sans le Festival de Printemps, je n'aurais sans aucun doute jamais été voir le biopic de notre président de la République au moment de sa conquête du pouvoir. Déjà, parce que j'apprécie peu ce genre cinématographique et surtout parce que le sujet m'intéresse on ne peut moins. Et j'aurais eu raison de m'abstenir, même si j'admets volontiers que mes préjugés sur le sujet ont influencé mes impressions.
Du début à la fin, je ne suis pas entré dans le film présenté comme une fiction pour protéger ses auteurs, alors que cela n'en est pas une, tout en étant une car je doute que l'on sache tout des
dessous politiques et privés de l'arrivée au pouvoir de Monsieur Sarkozy. De plus, il ne s'agit pas d'un évènement historique lointain qu'on pourrait romancer pour notre divertissement,
mais de la dernière élection présidentielle. J'avais envie d'apprendre des choses sur notre histoire récente, sur le caractère controversé, en tout cas bien à lui, du
président. Au lieu de cela, j'ai eu l'impression de voir les personnages des guignols de l'info dans un téléfilm. Un téléfilm aux images soignées et aux acteurs pas mauvais du tout (Denis
Podalydès fait un bon boulot, mais aussi Florence Pernel, Bernard Lecoq et Samuel Labarthe) mais au scénario qui m'a déplu avec ses flash-backs mal foutus. Parfois, je ne savais plus trop où j'en
étais. Mais ça, c'était peut-être parce que j'étais en train de penser à autre chose ...
Cancans ...