'La désintégration' est un film sur les filières de recrutement des jeunes français prêts à donner leur vie pour une certaine idée de l'Islam. Un sujet dur et hautement déprimant qui m'a fait passé un meilleur moment que je ne l'avais pensé de prime abord et ceci malgré les défauts que j'ai trouvé au film. Celui-ci a l'ambition de nous montrer l'évolution d'Ali, un jeune homme de la banlieue lilloise, pas si mal intégré que cela (bac et études en cours), vers le fondamentalisme religieux. En recherche d'un stage pour valider son diplôme, il est victime de discrimination et préfère trouver refuge dans la religion que de se battre sur le marché du travail.
Plus qu'une simple fiction, il s'agit d'une démonstration didactique et chronologique des ravages de l'extrémisme religieux dans nos banlieues. Du coup, le récit de cette effrayante et extrême progression en 1h18 m'a semble un raccourci un peu rapide. On peine à croire qu'Ali passe si vite de bon garçon à terroriste car les ressorts psychologiques et religieux sont insuffisamment évoqués. La tension monte d'un cran à la fin du film, et c'est là, par contre, un moment très cinématographique et fort.
Le jeune Rashid Debbouze (frère de) assure et Zahra Addioui est fantastique en maman, très croyante et à la foi humble.
6/10
Ce que j'ai préféré : le regard gêné mais bienveillant quand la maman accueille la petite amie française de souche que son fils aîné lui présente
Cancans ...