Tom, un romancier américain, arrive à Paris pour revoir sa fille de six ans qui lui a été enlevée par son ex-femme et la justice. Dépouillé de ses bagages, il échoue dans un hôtel miteux de la périphérie ...
Il faut vraiment que j'arrête d'aller voir les adaptations cinématographiques des bouquins que j'ai lus. Le roman du même nom de Douglas Kennedy est parmi ceux que j'ai le moins aimé de cet écrivain américain. Mais Kennedy a le mérite d'avoir créé un personnage et une histoire plus complexe que ce qui ressort du scénario édulcoré qui relève de l'adaptation libre. Dans le film, l'histoire est en partie modifiée, une foule de détails ne sont pas expliqués, ce qui fait que je me suis vraiment demandé comment un spectateur lambda pouvait percevoir cette fin assez bizarroïde. Le problème est bien sûr que je ne suis pas objectif sur ce coup-là.
Pourtant, sur la forme, le film est très bien. Les images et le cadrage sont réussis, même si les images d'insectes sensés créer une atmosphère oppressante à ce qui est finalement un thriller
psychologique, étaient à mon avis de trop. Et puis surtout, il y a l'excellent et omniprésent Ethan Hawke qui porte le film en plus de porter toute la misère du monde sur ses
épaules de père mis à l'écart. En face de lui, Kristin Scott Thomas est malheureusement peu présente à l'image. C'est dommage. 5/10
Mon moment préféré : le personnage de Tom, ses lunettes, son accent ...
Le film aborde un virage métaphorico-symbolique assez agaçant et le dénouement brumeux le rend encore plus. Dommage car il y avait de belles choses, à commencer par cet écrivain troublé et troublant incarné par Ethan Hawke.
Je suis d'accord, l'interprétation de Hawke est le gros point fort du film !
Bonsoir Marco, je dois dire que je suis allée voir le film suite à l'excellente critique de Pierre Murat sur Télérama. Je suis sortie perplexe en face de cette histoire fantasmagorique. Je n'ai pas trop compris, je n'ai pas lu le roman. Je suis restée un peu en rade et c'est dommage car il y a une atmosphère qui se dégage de l'ensemble. On est loin du Paris de carte postale. Bonne soirée.