Les films d'espionnage et moi, ça fait deux. Mais, comme on semblait faire tout un plat de cette adaptation d'un roman de John Le Carré (dont j'ai loupé l'apparition dans le film alors que je la guettais), j'espérais prendre du plaisir à demêler le vrai du faux entre agents secrets britanniques et espionnes venus du froid. Autant je lui ai trouvé des qualités de réalisations indéniables, autant l'intrigue est restée confuse et, du coup, a provoqué chez moi un ennui assez profond.
Le pitch de départ est plutôt simple. Il y a une taupe au MI6, les services secrets britanniques (le "cirque" pour les intimes), et on confie à un agent mis sur la touche le soin de mettre la main dessus. Si ça m'a ennuyé, c'est en grande partie parce que je ne suis pas trop arrivé à suivre le scénario. Trop de personnages, aux noms que je n'ai pas fait un réel effort de retenir, des interactions confuses entre eux, des intrigues secondaires qui noient le poisson. C'est encore et toujours le problème des adaptations de pavés littéraires : les explications sont réduites à peau de chagrin.
Par contre, j'ai plutôt aimé le visuel et l'atmosphère du long métrage. 'La taupe' est film d'espions mais pas un film d'action. Pas de beau James Bond survitaminé mais un vieux bureaucrate
gris, mais non moins affuté, joué par un Gary Oldman au jeu intelligent et minimaliste. On assiste presque à une chronique sociale du monde du renseignement international. J'ai aimé la
gueule blafarde des protagonistes (sauf Colin Firth que je ne trouvais pas à sa place), la réalisation classieuse au rythme tranquille, les couleurs ringardes et les quelques bonnes idées
visuelles ... Mais j'ai été vraiment gêné par un scénario plein de méandres. 5/10
Ce que j'ai préféré : le plan de l'abeille dans la voiture ...
Cancans ...