'Le fil' n'est pas un film sur les gays mais carrément un film gay. Je n'avais pas réalisé à ce point en allant le voir. Il raconte la rencontre de deux garçons dans la frange riche et moderne de la société tunisienne. Malik vit en Europe et travaille avec sa meilleure amie lesbienne avec laquelle il va avoir un enfant. Il vient rendre visite à sa mère qui, justement, héberge Bilal, un jeune homme français (ou belge, puisque le film est franco-belge) qui revient vivre dans le pays de ses parents. Ils ont tous les deux des choses à régler avec leur passé, un fil à casser et un autre à nouer.
J'ai un peu de mal à me positionner sur ce film. En gros, j'ai apprécié moyennement les deux premiers tiers du film dont le scénario utilise de grosses ficelles (c'est un pléonasme
pour 'Le fil'
). Il y a pas mal de clichés, avec en tête celui de l'employé canon qui montre ses biscotos
sous l'oeil conquis du maître de maison, et certains dialogues sont plats au possible, peut-être à cause d'un jeu d'acteurs pas très bon.
Pourtant, je n'ai pas pu m'empêcher d'être séduit par l'optimisme bienfaisant du happy-end, ce qui a sauvé le film à mes yeux. De plus, le côté cliché que je lui reproche ne l'est
probablement pas tant que ça dans un pays comme la Tunisie où la tolérance sexuelle n'est pas monnaie courante. Et puis, j'ai pris énormément de plaisir à revoir la lumineuse Claudia
Cardinale.
Cancans ...