Dès les premières images, j'ai su que j'allais beaucoup aimer 'le gamin au vélo'. Les frères Dardenne nous plonge avec talent dans le drame, dont nous comprenons tout de suite la trame : Cyril tente désespérement de joindre son père au téléphone mais la ligne n'est plus en service. Il n'arrive pas à se rendre à l'évidence, son père l'a bel et bien abandonné. Sur son vélo, il va partir à sa recherche. J'aime beaucoup le titre du film, léger comme pour dédramatiser cette difficile et touchante histoire.
J'ai aimé une foule de choses dans ce film. Tout d'abord, le jeune acteur (Thomas Doret) est une belle trouvaille. Il joue à la perfection ce petit belge en souffrance. J'ai adoré la première entrée dans le champ de la caméra de Cécile de France, la confrontation du père et du fils, la scène émotionnellement forte de la douleur du garçon dans la voiture, son combat pour s'enfuir de la maison et, elle, le sien pour le protéger de lui-même, la pudeur entre eux deux pendant le pique-nique, la fin bien trouvée du film, etc ...
Vraiment rien à redire. Du cinéma comme je l'aime, vrai et brut. La réalisation est juste brillante, à la manière des Dardenne. La caméra suit les mouvements rapides et brusques de l'enfant
et insuffle ainsi au film une belle dynamique. Je conseille fortement, sauf si vous avez du mal avec le cinéma social. ![]()
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Cancans ...