Que dire sur Amel Bent ? Cette fille m'a tout de suite tapé dans l'oeil dès ses premières apparitions télévisées en 2003 lorsque, pour une émission de télécrochet bien connue,
elles interprétaient des reprises à couper le souffle. Depuis, elle a une place à part dans mon univers musical, alors même que je n'écoute pas de R&B, son univers de
prédilection. Il est vrai qu'il s'agit d'un R&B soft et teinté de variété française dû à coup sûr à son talent reconnu pour habiter les ballades mélancoliques. Elle ne ressemble pas trop
à ses consoeurs plus lookées, accessoirisées et chorégraphiées, que je n'écoute pas. J'écoute les disques d'Amel et je suis même allé la voir en concert. Elle m'est sympathique car elle dégage de la simplicité, voire de la naïveté.
Mais revenons à son troisième album 'Où je vais'. Et là où elle va n'est pas révolutionnaire. Elle se contente d'appliquer la recette qui a fonctionné pour ses deux premiers albums. Aucun
titre non plus que je pourrais écouter en boucle tant je l'apprécie. Voici les limites donc de cet album que j'écoute avec plaisir quand-même car aucune chanson n'est mauvaise à mes yeux. Il y a
le plein de jolies ballades, son point fort, sur ses grandes sources d'inspiration : l'amour et la famille ( 'Je ne suis pas elle', 'Le mal de toi', 'Famille décomposée' et 'Un bout de papier' et
ma préférée 'A trop t'aimer'), des titres avec plus de tempo ('Cette idée-là', 'Je me sens belle'). Les titres les plus originaux sont 'La menteuse' fait en collaboration avec une rappeuse qui
reprend le gimmick de Dorothée et 'L'amour' la reprise très sympa d'un titre bollywoodien ('Bole Chudiyan'). Pour élargir la palette de la jeune femme, j'aurais personnellement aimé un ou deux
titres plus dancefloor. Le titre "forte" un peu "girl power" en est une esquisse.
Mais l'Amel Bent que je préfère reste tout de même celle qui chante si bien les classiques de la chanson française de sa voix toute en amplitude, modulation et émotion. ++
Le premier extrait 'Où je vais' :
Cancans ...