Dimanche 14 février 2010
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18:52
Sur les conseils d'Emmanuel, je viens de finir la lecture d'un bouquin d'histoire intéressant et facile à lire : 'La girafe de Charles X' ou le récit de l'accession à la célébrité d'une
girafe du Soudan. Capturée toute jeune, elle fut offerte en 1826 par le vice-roi d'Egypte Méhémet Ali au roi de France Charles X en gage d'amitié. Elle remonta le Nil, traversa la Méditerranée et
finit le chemin à pied de Marseille à Paris, sous le regard fasciné des français qui n'avait jamais vu cet animal exotique, impressionnant par la taille mais si bienveillant
pour l'espèce humaine. A Paris, elle fut l'objet d'une "girafe-mania" à une époque d'engouement pour les découvertes scientifiques et géographiques.
Emmanuel a raison, le récit est sympathique et prétexte à des explications qui permettent
d'apprendre toutes sortes de choses : les origines de l'égyptologie, le naturaliste Geoffroy Saint-Hilaire, la politique en Méditerranée à cette époque, la société sous la
Restauration, les autres girafes de l'histoire, etc ..
Du coup, les digressions sont omniprésentes et finalement l'auteur a assez peu de choses à raconter sur l'histoire même de cette girafe pour en faire un bouquin entier. Le récit
par l'auteur de son propre voyage au Soudan pour retrouver les traces de l'animal est symptomatique. Mais finalement, en y réfléchissant, c'est ce contenu informatif sur le contexte qui est
enrichissant et non pas cette girafe qui relève presque de l'anecdote. +++
On peut admirer cette même girafe empaillée au muséum d'histoire naturelle de La Rochelle :
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Dimanche 17 janvier 2010
7
17
/01
/2010
21:29
C'est le sixième bouquin du romancier américain que je termine. J'aime toujours autant ça malgré le fait que je me rends maintenant compte qu'ils ont tous plus ou moins la même trame :
la descente aux enfers, avant la remontée à la surface tout de même, d'un homme ou d'une femme aux prises avec un quelconque piège professionnel, conjugal et/ou au sein de sa communauté.
Dans 'Rien de va plus', la victime est un scénariste de télévision qui voit enfin sa carrière décoller avant de subir les coups du destin ... Y est faite, comme presque toujours chez
Kennedy, la critique au vitriol de la société américaine. Ici le milieu superficiel et opportuniste de l'audiovisuel de Los Angeles est dépeint de façon édifiante avec le récit, par le menu, de
la grandeur et de la décadence un scénariste porté aux nues quand tout va bien et mis plus bas que terre pour pas grand chose sous le poids médiatique.
Il ne s'agit pas de mon roman préféré de Douglas Kennedy mais je l'ai lu avec grand plaisir. Un bon moment de lecture que j'ai avalé rapidement comme d'habitude avec lui. +++
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Mardi 5 janvier 2010
2
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/2010
16:36
Pour les fêtes de fin d'année, quoi de mieux qu'un bon thriller politico-historique qui m'a été recommandé ? Pas spécialement fan du genre, j'ai attaqué ce nouveau roman avec gourmandise,
d'autant plus que j'ai été appâté par le prologue. Celui-ci est vraiment excellent car il met en place une intrigue rendue fascinante par la présence d'Adolf Hitler himself : en
1940, un violoniste et officier allemand est exécuté sur les ordres du Führer pour avoir fait des recherches sur Rossi, un compositeur juif italien du 17ème siècle qui aurait influencé
l'oeuvre de Monteverdi. Cinquante ans plus tard, un violoniste israélien et ancien agent du Mossad se retrouve impliqué dans une intrigue mêlant le monde de la musique, d'anciens
nazis en fuite et des évêques du Vatican plus ou moins clairs.
Le roman est d'une lecture très agréable et rapide car on a envie de connaître la suite. Pourtant, le petit reproche que je pourrais faire concerne l'histoire elle-même : il y a
trop peu de révélations fracassantes et on comprend vite le mystère. La conspiration venue du Vatican qui protégerait les anciens nazis est trop peu exploitée à mon goût. La fin est plutôt
étonnante et on en ressort avec une certaine émotion. Bonne lecture. +++
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Samedi 26 décembre 2009
6
26
/12
/2009
08:00
Cet écrivain m'avait été chaudement recommandé. Je conseille à mon tour la lecture de 'Ulysse from Bagdad'. Saad ,un jeune irakien, part chercher une vie meilleure en Angleterre pour aider
sa famille et se construire un avenir. Tel Ulysse, héros de l'Odyssée d'Homère, il doit affronter toutes le frontières qui le séparent de son but : les frontières naturelles et celles érigées par
les hommes, les secondes étant autrement difficiles à franchir. Dès le début du roman, j'ai été agréablement happé par l'écriture simple et imagée d'Eric-Emmanuel Schmitt. La lecture
coule facilement, tout en évoquant, de manière subtile et modérée, un sujet difficile : l'immigration clandestine. Il prend quand-même fait et cause pour ces gens considérés comme
des sous-hommes par les nations qu'ils traversent puisqu'elles ne leur reconnaissent que peu de droits. La nation est présentée comme une notion nécessaire aux hommes, au même titre
qu'une langue ou une terre, pour se forger une identité et avoir une raison d'exister. L'identité crée une barrière et donc une frontière avec les autres, l'homme sans papiers fait
donc peur. L'aspect "conte philosophique" du roman est appuyé par les conversations piquantes et pleines de sens que Saad entretient avec son père décédé. Un livre profondément humaniste qui
fait réaliser, si c'est encore nécessaire, tout l'arbitraire de la loterie de la naissance. +++
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Lundi 30 novembre 2009
1
30
/11
/2009
13:43
C'est l'un des succès littéraire de la rentrée et cela ne m'étonne pas car depuis qu'on me l'a offert, beaucoup de personnes de mon entourage souhaitent me l'emprunter. La popularité de l'acteur
Lorant Deutsch et sa passion, dorénavant de notorité publique, pour Paris et son histoire y sont pour quelque chose. Comme son titre et son sous-titre l'explicitent ('Métronome - L'histoire
de France au rythme du métro parisien'), il s'agit de conter l'histoire de la capitale, et plus largement du pays, en prenant le métro comme prétexte et angle de vue : 1 station de métro comme
point de départ pour chacun des 21 siècles de notre ère. Cela permet à l'auteur de développer les évènements majeurs du siècle d'une écriture imagée et enthousiaste. Il commence à Lutèce et finit
à la Défense, proche de la première implantation gauloise. Avec Lorant Deutsch, l'histoire est accessible et facile à lire car agrémentée d'anecdotes qu'on a plaisir à apprendre même si la
pertinence historique n'est pas forcément au rendez-vous. En effet, l'histoire de France n'est pas racontée de façon exhaustive. Seules certaines périodes passent au microscope subjectif de
l'écrivain, au gré des stations de métro notamment. Mais c'est aussi justement ce focus anecdotique qui rend le livre plaisant et vivant. Tellement vivant qu'on pourrait reprocher un
traitement un peu trop imagé à l'instar de Sainte Geneviève et Saint Denis qui accomplissent des miracles sous nos yeux sans autre garde-fou que notre sens
critique. J'ai particulièrement aimé lire le portrait du quartier autour de République au 19ème siècle qui regorgeait de salles de spectacles. Les parisiens s'y rencontraient et
s'encanaillaient à mi-chemin entre le Paris bourgeois et le Paris populaire. J'ai passé du bon temps à lire cet ouvrage et j'ai appris pas mal de choses, probablement plus sur la petite
histoire de Paris que sur la grande. +++
Par Marcozeblog
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