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Sur la toile

Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 13:47

 

Detachment

 

Quand les premières images de 'Detachment' se sont mises en place, j'avoue avoir eu un peu peur en constatant le parti pris sur la forme un peu documentaire de la mise en scène. De plus, le sujet peu glamour de l'éducation américaine qui tombe en ruine et des profs qui en chient, n'est pas très engageant. Pourtant très rapidement, j'ai été happé par la puissance du récit, des situations, des dialogues, des images ... 

 

Henry est un professeur d'anglais non titulaire de son poste. Il est "détaché" dans un lycée qui a des problèmes de discipline et de résultats scolaires. En apparence, il a l'habitude de gérer des adolescents problématiques. Il semble "détaché" de la tension palpable qui règne dans l'établissement. J'ai profondément aimé le personnage d'Henry qui semble vouloir se protéger de la misère psyhologique qu'on lui impose, déjà pour mieux gérer la sienne, et qui en même temps s'implique avec dévouement. Du début à la fin, son histoire avec une jeune prostituée, d'une charge émotionnelle forte et juste, m'a énormément plu. Adrien Brody est un acteur extrêment doué qui me donne, à chaque film, l'impression de ne pas jouer, mais de simplement être. 'Detachment' est globalement un long métrage assez dur. Il présente une vision noire du monde de l'éducation où tous les protagonistes souffrent de leur impuissance et du manque de reconnaissance. Il faut avoir un minimum de moral pour aller le voir, mais ça vaut réellement le coup. 8/10Canard CanardCanard

 

Ce que j'ai préféré : la scène hallucinante de la prostituée qui alpague Henry dans la rue.

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Mercredi 8 février 2012 3 08 /02 /Fév /2012 13:14

 

Tatsumi

 

Bon, ça fait bien plaisir de mettre un mauvais canard à un film car je le fais trop peu souvent à mon goût . Et même pour 'Tatsumi', il est évident que je lui donne une mauvaise note non pas pour sa valeur intrinsèque, mais parce que par nature ce film singapourien (malgré le thème hautement japonais) ne m'intéresse pas. J'ai détesté être dans la salle de cinéma pour voir ce manga animé qui m'a ennuyé à un point rarement atteint. Il faut dire, que sans le FH², je n'aurais pas songé à aller découvrir ce film hommage à Yoshohiro Tatsumi, l'inventeur des gekigas, mangas noirs et réalistes pour adultes.

 

Le film parle sans l'ombre d'un doute aux fans du genre, mais personnellement je n'ai aimé ni le trait de crayon, ni les histoires pessimistes et glauques (mise à l'écran des planches de Tatsumi si j'ai bien compris) qui parsèment le film entre les tranches un peu plus souriantes mais inintéressantes de la vie du mangaka. On passe d'une histoire à une autre sans s'en rendre compte et au début j'étais vraiment paumé car je n'avais pas compris le concept. J'ai trouvé le film long et suis sorti rapidement. 3/10Canard diable

 

Ce que j'ai préféré : l'évocation de l'évolution socio-économique du Japon d'après guerre

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Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 18:00

 

Another happy day 

Le moins qu'on puisse dire est que le titre et la bande annonce de 'Another happy day' n'annoncent pas du tout la couleur. Le film a été présenté comme une comédie et pour moi ce n'en est pas une, même si certaines situations prêtent à rire, elles sont le plus souvent dramatiques, voire pathétiques. Le titre aussi est ironique, il ne s'agit pas là d'un simple crêpage de chignons entre belle-soeurs pendant un mariage, mais bel et bien d'une chronique familiale bien sombre.

 

Lynn arrive chez ses parents pour le mariage de l'un de ses enfants, le seul qui est équilibré alors qu'il n'a pas grandi chez elle. En plus de ses trois autres enfants très mals dans leur peau, elle doit affronter une mère froide, un père très malade, des soeurs médisantes, son ex-mari indélicat toujours affublé de son omniprésente nouvelle femme. L'amour n'est pas vraiment à fleur de peau dans cette famille qui a du mal à combler le désespoir de Lynn ... Je vous l'avais dit, ce n'est pas très gai ...

 

Lynn est jouée par une talentueuse Ellen Barkin irradiante de douleur, même si son jeu maniéré m'a un peu agacé. Ellen Burstyn, Ezra Miller et Demi Moore sont également excellents dans leurs rôles respectifs. Le scénario est très bien écrit et distille une atmosphère qui provoque le malaise, avec quelques éclats de rire de temps en temps pour détendre tout ça un peu quand même. Je pensais aller voir un "Crazy, stupid, love' dans l'esprit, et finalement c'est plutôt 'Rachel se marie'. ce n'est pas plus mal. 7/10CanardCanard

 

Ce que j'ai préféré : l'illustration de la phrase "La mort rapproche plus que l'amour"

 

 

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Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 10:30

 

Café de Flore

 

Paris 1969  et Montréal 2011, deux histoires sont racontées parrallèlement mais indépendamment l'une de l'autre dans le film de Jean-Marc Vallée. Deux intrigues qu'apparemment rien ne relient pendant les deux premiers tiers du film. On se doute bien qu'elles vont forcément se rejoindre à un moment ou un autre sous nos yeux mais comment ? Une jeune parisienne élève son enfant trisomique dans le Paris des années 60, et à Montréal de nos jours, un DJ change de vie en passant d'une âme soeur à l'autre ...

 

Avec peu de transitions, un certain suspense et mêmes des fausses pistes, on passe d'une histoire à l'autre, et le montage virtuose de scènes volontiers esthétisées, notamment par de la musique pop omniprésente et une caméra inventive et tournoyante, permet au film de dégager une véritable grâce envoûtante.  Les interprètes, avec en tête Vanessa Paradis et surtout Kevin Parent, participent à ce bel équilibre. Le film est un exercice de style, qui fait que la forme prime beaucoup sur le fond. Et c'est pour ça que même si on adhère pas forcément à la "morale" tarabiscotée de la fable, l'atmosphère un brin irréelle et planante, rend l'épilogue acceptable et même bienvenu. En tout cas, cela a très bien fonctionné pour moi. 8/10CanardCanardCanard

 

Ce que j'ai préféré : les états d'âme des trois protagonistes québécois

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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 08:00

 

Décidément, les films que je vais voir depuis ce début d'année sont bons, voire très bons, mais ne sont pas de vrais coups de coeur qui mériteraient CanardCanardCanard. Pourtant, pour 'The descendants', on peut dire que j'ai hésité. J'avais adoré 'Sideways' d'Alexander Payne et j'ai retrouvé le même esprit et la même ambiance dans celui-ci, à mon grand plaisir.

 

Matt se débrouille comme il peut avec ses deux filles et ses angoisses car sa femme est dans le coma. Alors qu'il est en train de digérer l'information comme quoi elle ne se réveillera jamais, sa fille aînée lui apprend que son épouse le trompait avant son accident. Comme dans 'Sideways', le héros est une sorte de "loser" qui va être obligé de se dépasser pour arriver à ses fins et tenter d'atteindre la sérénité. George Clooney tire le gros lot avec ce rôle. Je ne suis pas excessivement fan de cet acteur qui manque à mon goût d'intensité même s'il joue juste. il en reste pas moins très convaincant dans ce film. J'ai préféré la très prometteuse jeune actrice Shailene Woodley qui joue Alex, sa fille aînée.

 

D'autres choses m'ont plu : l'humour omniprésent malgré la gravité du propos, les personnages secondaires croustillants (la femme de l'amant, le petit ami de sa fille, le grand-père), le portrait d'un mode de vie hawaïen démythifié, etc ... CanardCanard Un  film subtil et très bien écrit. 7/10

 

Mon moment préféré : l'adieu du grand-père à sa fille

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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 08:00

 

La colline aux coquelicots

 

De ma part, ll fallait bien si attendre. J'ai cru aller voir un film de Hayao Miyazaki, le père de Goro donc, et auteur de films fantasmagoriques et poétiques qui ont fait les beaux jours du cinéma d'animation japonais (Ponyo, Chihiro, Mononoke ...). Pour avoir vu la bande annonce, je savais que ce serait un film assez réaliste, et en fait, c'est un film carrément réaliste, en rien très original, mais non moins réussi et poétique.

 

Ce sont les années soixante et Umi est lycéenne dans le port de Yokohama (forcément, je n'ai pas reconnu car ça a changé ). Elle va craquer pour un garçon beau et audacieux de son école qui en pince aussi pour elle. Et bien sûr les choses vont être plus difficiles que prévu ... Vous avez compris, il s'agit bel et bien d'une romance. Cette adaptation d'un manga célèbre, est une bluette un peu "cucul-la praloche", mais bourré d'un charme certain, nous montrant un Japon exotique dont je ne me lasse pas (Surtout, allez voir le film en VOST). J'ai adoré le dessin, loin de la perfection formelle hollywoodienne, et la fraicheur ingénue de l'oeuvre (Parfois, j'avais l'impression d'être dans le dessin animé Tom Sawyer). 7/10 CanardCanard

 

Mon moment préféré : le clin d'oeil du père adoptif à son fils, à la fin

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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 08:00

 

Mélina est une voix très appréciée de la radio. Chaque soir, d'une oreille bienveillante et d'une voix chaleureuse, elle écoute, rassure et conseille ses auditeurs. Ca, c'est côté rue. Côté cour, elle s'appelle Claire et souffre énormément d'avoir été abandonnée toute petite par sa mère. A tel point qu'elle en est devenue rigide, maniaque et incapable de communiquer normalement avec les autres. Après des années de recherche, elle retrouve enfin la trace de sa mère ... 

 

Le moins qu'on puisse dire est que Karin Viard est mise en valeur dans ce film. Et ça fait bien plaisir car pour moi c'est une actrice de grande valeur. Elle joue Mélina et Claire de manière parfaite même quand sa composition de femme à la fois froide et fragile paraît excessive et que les situations semblent caricaturales, comiques ou absurdes. Cela sonne tout de même juste. Et puis, elle est mise en valeur physiquement par des gros plans qui nous la montre classe, bien maquillée, habillée et bijoutée, un peu à la Claire Chazal.

 

'Parlez-moi de nous' est un premier film touchant et prometteur qu'il est inutile de bouder. 7/10CanardCanard

 

Mon moment préféré : la confession d'une auditrice pas complètement inconnue, à la fin du film

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