Dimanche 27 novembre 2011
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14:46
Voilà le grand classique de Claude Sautet, sûrement le plus connu, le plus célébré ... Je le découvre sur le tard malgré ses nombreuses diffusions à la télévision.
Comment dire ? Je ne vais pas être original. Comme d'habitude avec Claude Sautet, je n'arrive pas trop à mettre de mots dessus. On est juste séduit, happé par ses histoires simples
pleines de regards et de non-dits qui sonnent tellement justes. Déjà il y a l'aura des acteurs : la beauté et le naturel de Romy Schneider, la justesse théatrale quasi-comique d'Yves Montand
et le charisme détaché de Samy Frey. On les observe évoluer , un peu fasciné, dans cette sorte de ménage à trois entre personnes qui ne savent pas trop ce qu'ils veulent et naviguent donc à vue
entre les écueils de leurs sentiments. Tout cela est bien écrit et fait avec grâce et subtilité. C'est du Claude Sautet, quoi ! 8/10


Mon moment préféré : les scènes de plage, insouciantes, près de la maison en Vendée
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Par Marcozeblog
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Lundi 27 juin 2011
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08:00
J'avais envie de revoir 'La grande évasion' de John Sturges. C'est le genre de film que je voyais en famille quand j'étais enfant, et celui-ci, je l'ai vu plusieurs fois. Je me
souviens avoir été fasciné par ce tunnel de quelques dizaines de mètres que les prisonniers avaient creusé, de manière si organisée, afin de s'échapper du camp de prisonniers
des Allemands. Quel suspense insoutenable lorsqu'ils sortent un à un du trou pour tenter de se fondre dans la nature. Et puis, la fuite en moto de Steve MacQueen, ses démêlées avec les barbelés.
C'est amusant, je croyais me souvenir qu'il arrivait à passer en Suisse ...
Des années après, Tout ça ne m'a forcément pas fait le même effet mais les presque trois heures de film passent rapidement et agréablement. Plutôt dramatique sur le papier, le sujet est
traité avec une relative légèreté, en tout cas dans la première partie. Les Allemands n'y sont pas diabolisés ; beaucoup sont indulgents ; certains sont même sympathiques.
Cela change agréablement des films du genre, même si cela donne un côté naïf au scénario (Il est vrai qu'ici, il s'agit de la Luftwaffe, en non pas de la Gestapo ou des SS). La deuxième partie,
celle de l'évasion en tant que telle, est plus dramatique et aussi la plus réussie. Que vont devenir nos héros : Steve MacQueen, Charles Bronson, James Garner, James Coburn ...
? Je me suis fais une réflexion : Il n'y a pas une seule femme dans le casting.
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Dimanche 15 mai 2011
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08:00
Chez Emmanuel, j'ai vu la projection de 'Fenêtre sur cour', l'une des oeuvres de l'impressionnante filmographie
d'Alfred Hitchcock, le célèbre réalisateur de films à suspense. James Stewart et Grace Kelly y tiennent les premiers rôles. Stewart joue un photographe immobilisé chez lui suite à un accident,
qui s'amuse en espionnant les voisins par sa fenêtre qui donne sur une cour. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que ses voisins aiment vivre au vu de tous
. En faisant passer le temps, il commence ainsi à penser que l'un d'eux a commis un meurtre.
Le "maître du suspense" livre ici l'un de ses meilleurs films et ce n'est pas moi qui le dit ... Il n'y a pas grand chose à dire d'autre que confirmer le fait que je suis resté scotché
à l'intrigue du début à la fin. On est d'abord amusé par le jeu de voyeurisme du héros et des historiettes qui se déroulent sous ses yeux, comme lui-même devant un film. Il y a aussi sa relation
compliquée avec sa piquante petite amie, la plus que ravissante et très glamour Grace Kelly. L'intrigue principale se met en place petit à petit jusqu'à occuper tout la place. La comédie fait
place au thriller. Presque jusqu'à la fin, on est vraiment dans l'ignorance du fond de l'histoire, de quoi il en retourne réellement. Y a-t-il eu meurtre ou tout cela est dans l'imagination
de notre héros en mal d'aventures ? Un excellent moment de cinéma. 

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Vendredi 29 avril 2011
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20:23
'Un mauvais fils' est le neuvième film de Claude Sautet, sorti en 1980. Patrick Dewaere y interprète Bruno, qui rentre en France après avoir purgé une peine de prison aux Etats-Unis pour
trafic de drogue. Sa mère est décédée d'un suicide pendant son incarcération. Il retrouve son père. Un lourd passif les sépare.
Cette fois-ci, c'est le milieu ouvrier qui est dépeint en toute simplicité mais aussi densité grâce aux acteurs. J'étais content de revoir Patrick Dewaere dans un film de Sautet que je ne
connaissais pas. L'acteur a vraiment un jeu subtil, son visage faisant passer toutes sortes d'émotions. Brigitte Fossey, elle, joue une cocaïnomane. Elle s'en sort très bien mais je trouve
que son côté angélique la décrédibilise un peu. En rôle secondaire, il y a les excellents Yves Robert et Jacques Dufilho. Ce dernier est l'interprète d'une excellente et édifiante
tirade sur son statut de marginal.
Voilà encore un film brillant de Claude Sautet. Il met comme toujours en image ses petites tranches de vie avec beaucoup de sensibilité et d'intensité. L'émotion prend le pas sur l'action ;
elle véhicule l'histoire. Le film n'est pas spécialement gai mais la fin comporte une heureuse note d'espoir.
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Mercredi 30 mars 2011
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08:00
Je n'avais jamais vu de film avec Audrey Hepburn. C'est chose faite. Ce film de 1963 raconte l'histoire de Reggie, une américaine mariée à un français qui meurt au tout début du film.
Elle se retrouve poursuivie par les complices de celui-ci qui croient qu'elle détient les 250.000 dollars qu'ils avaient volés ensemble au moment de la guerre. Elle est aidée par
un certain Peter (Cary Grant) qui joue lui-même un jeu trouble. Le film est un mélange savant de comédie aux dialogues spirituels et de film policier entre courses poursuites et assassinats.
Le film est agréable juste ce qu'il faut, et à mes yeux c'est surtout grâce à l'alchimie et au charme des acteurs. Cary Grant a un rôle sympa car on ne sait pas grand chose de lui
jusqu'à la fin, et Audrey Hepburn est pétillante. Pourtant l'intérêt principal que j'ai trouvé au film est le portrait d'un Paris maintenant disparu, celui du début des années 60, certes assez
cliché et sublimé par Hollywood, mais bel et bien là avec son métro à l'ancienne et ses poinçonneurs, son guignol des jardins des Champs Elysées, les bateaux mouches sur la Seine, mais aussi une
certaine élégance ... Un bon divertissement.
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Mercredi 2 février 2011
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/2011
14:10
Petit, j'aimais beaucoup ce film. J'ai eu l'occasion de le revoir ces derniers jours et je me rends compte maintenant qu'il ne s'agit pas d'un grand film. 'Le mur de l'Atlantique' est
le dernier tournage de Bourvil, décédé la même année en 1970. Il raconte l'histoire de Léon Duchemin, aubergiste normand qui, obligé de cacher un aviateur anglais, se retrouve embringué dans
la résistance à son corps défendant. Il s'agit d'une comédie et Bourvil était l'acteur parfait pour ce rôle très peu éloigné de celui qu'il tient dans 'La grande vadrouille'.
On a le sourire du début à la fin grâce à la présence de l'acteur et certaines scènes sont franchement drôles, comme celle où notre héros malgré lui subit un entrainement militaire.
Pourtant, même s'il s'agit d'une comédie naïve assumée sur l'époque de l'occupation, 'Le mur de l'Atlantique' est particulièrement peu crédible. Et puis, le scénario au rythme trop rapide est
particulièrement brouillon. Et même si je n'étais au comble de la concentration, je n'ai pas compris toute les détails de l'intrigue. C'est vous dire ... Pourtant, pour certains il s'agit
d'un film culte et c'est vrai que malgré ses défauts, rien que pour la présence de Bourvil, je n'ai pas boudé mon plaisir.
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Par Marcozeblog
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Vendredi 21 janvier 2011
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10:06
Jefferson Smith, jeune leader de boy-scouts, devient sénateur par calcul malhonnête des dirigeants et hommes d'affaires de son Etat. Ils veulent le soutien de cet homme politiquement naïf et
sans expérience pour la construction d'un barrage. Mais c'est sans compter sur son patriotisme et sa droiture, ainsi que le caractère de sa collaboratrice Clarissa ...
Il s'agit du premier film de Frank Capra que je vois et j'ai passé un bon moment, principalement dans la dernière demi-heure lorsque l'intensité dramatique monte d'un cran. Les acteurs sont
formidables. James Stewart bien sûr mais surtout Jean Arthur, je trouve, qui joue un rôle de femme forte, peut-être pas si courant en 1939.
L'histoire qui se déroule dans l'hémicycle du sénat américain est réellement originale. Il s'agit d'un film bien ficelé à la fois léger et dramatique qui a le seul défaut
d'être excessivement manichéen, patriote et bien pensant avec tout ce que ça sous-tend de valeurs morales. Mais encore une fois, c'est un film de 1939 et on en fait abstraction car tout ça
est sincère et charmant.
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Par Marcozeblog
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Cancans ...